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L'Elysée veut choisir les journalistes qui suivent Macron: "il ne peut pas se permettre de passer pour un clown"

L'Elysée version Macron limite pour l'instant au maximum les contacts avec les médias, veut choisir les journalistes qui suivent le président et a tenu jeudi la presse à l'écart des nouveaux ministres. Des pratiques qui inquiètent les médias. "Je pense que Macron a la trouille des gaffes", avance comme explication la Grande Gueule Etienne Liebig.

Après un Hollande trop bavard, un Macron mutique. Depuis son élection, le nouveau chef de l'Etat applique son credo d'un président à "la parole rare", pour re-sacraliser une fonction qu'il jugeait galvaudée sous Nicolas Sarkozy et François Hollande, omniprésents dans les médias et friands de "off" avec les journalistes. Cette stratégie est loin de plaire aux médias. Ainsi, une quinzaine de sociétés de journalistes, des directeurs de rédaction et l'organisation Reporters sans frontières (RSF) ont écrit jeudi à Emmanuel Macron pour protester contre l'organisation de sa communication, notamment du choix des journalistes l'accompagnant dans son déplacement au Mali.

"Je pense qu'il a peur des gaffes, des couacs"

"Je pense que Macron a la trouille des gaffes, avance la Grande Gueule Etienne Liebig comme explication. Aujourd'hui, il faut donner l'impression d'un sérieux et d'une prise de responsabilité grave, et on voit bien que le président court un peu après cela. Je pense qu'il a peur des gaffes, des couacs. Je rappelle quand même que sous le gouvernement Hollande, il y avait des couacs toutes les semaines. Ce qui a été extrêmement négatif par rapport à son image".

"Tout le monde s'est jeté là-dessus en disant que ce n'étaient que des amateurs, qu'il n'avait pas d'autorité, qu'il ne tenait pas ses troupes, poursuit-il. C'est peut-être dans le caractère de Macron mais je pense aussi que c'est un plan com' de sa part de vouloir serrer les boulons de façon à ce qu'il soit irréprochable et que les gens qui travaillent avec lui le soient aussi. Il ne peut pas se permettre, dans la situation nationale et internationale actuelle, de passer pour un clown".

M.R avec Les Grandes Gueules