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"Le but, c’est de tuer l’automobile": le coup de gueule d'une "Grande Gueule" sur la vidéo-verbalisation à Paris

La préfecture de police a annoncé que l'unité de vidéo-verbalisation va désormais s'attaquer aux automobilistes qui s'engagent dans les carrefours et bloquent la circulation. Une infraction passible d'une amende de 90 euros.

En 2018, 119.193 PV ont été distribués grâce à l’unité de vidéo-verbalisation. Un chiffre qui pourrait bien augmenter en 2019 puisque la préfecture souhaite à présent s’attaquer aux automobilistes qui s’engagent dans les carrefours et bloquent la circulation. 

Cette infraction "d’encombrement de carrefours", comme elle est intitulée dans le code de la route, est passible d’une amende de 90 euros. Pour Sylvain Grandserre, cette règle "était parfaitement adaptée il y a quelques années. Elle l’est encore pour les petites villes, mais à Paris, c’est impossible, si tu ne t’engages pas, si tu ne forces pas le passage, tu ne passes jamais".

Mais pour Gilles-William Goldnadel, "le but, c’est de tuer l’automobile. Il serait beaucoup plus franc de mettre des clous sur la chaussée et puis on en parlera plus".

Fluidification de la circulation

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a lui expliqué que cette mesure s’inscrivait dans un objectif de fluidification de la circulation, mais aussi pour sécuriser les piétons. 

Pourtant, si on détaille les chiffres de la vidéo-verbalisation, celle-ci semble plutôt sanctionner l’incivilité que les infractions à la sécurité routière. Sur les 119.193 infractions relevées en 2018, 59% étaient de la circulation dans une voie de bus, 12% du stationnement dans une voie de bus, 19% du stationnement non autorisé, 6% du non-respect de sas de vélo, 3% du franchissement de feu rouge, et 1% d'autres infractions tel que le non-port de la ceinture, ou du casque". 

Guillaume Descours