RMC

Le coup de gueule d'Alain Marschall sur RMC: "Aujourd'hui, tout le monde dit 'J'ai le droit'. Mais le droit de quoi?"

Quatre ans, jour pour jour, après l'attentat contre Charlie Hebdo, la "Grande Gueule" de RMC a tiré le signal d'alarme, notamment quant à la banalisation de la violence.

"Mais enfin, c’est quoi cette société?!". Que reste-t-il de "Charlie" en nous? Quatre ans jour pour jour après l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, dont la rédaction a été attaquée le 7 janvier 2015 par le commando des frères Kouachi, Alain Marschall a déploré une acceptation voire une banalisation du traitement réservé à certains journalistes, obligés aujourd’hui d’être protégés par des gardes du corps simplement parce qu’ils ont défendu leurs idées. 

Sur RMC, lors de l'émission des Grandes Gueules, il explique:

"Les types de Charlie sont toujours protégés: il y a quatre personnes autour d'eux. Simplement pour éviter de prendre une balle ou qu'un type vienne les égorger. Finalement, on se dit, tiens, il y a ce risque-là et on a accepté de vivre avec ça. C'est un truc de dingue".

Il précise: "Comme nous, on a accepté d’avoir des plots de bétons devant BFMTV pour éviter qu’il y ait un cinglé qui veuille nous foncer dessus en bagnole. Mais enfin, c’est quoi cette société?! Aujourd'hui, tout le monde lève le doigt et dit 'J'ai le droit'. Mais tu as le droit de quoi? Le droit de fermer ta gueule de temps en temps! On a des devoirs aujourd'hui, on n'a pas que des droits!" s'agace-t-il.

"Tu donnes ton opinion à la radio, tu donnes ton opinion dans un journal. On a le droit de débattre, mais tu n'as pas le droit de me menacer de mort, de m'insulter. (...) Aujourd'hui, on a tout accepté au nom de 'J'ai le droit de...' Non! Je n'en peux plus de cela" conclut-il.

Xavier Allain