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"Les pouvoirs publics gèrent franchement bien cette crise", selon le PDG d'une agence de voyages

Jean-François Rial, PDG du groupe Voyageurs du monde était l'invité des Grandes Gueules. Il a évoqué l'impact du coronavirus sur le secteur du tourisme mondial.

On le sait, l’impact du coronavirus n’est pas seulement sanitaire, il touche aussi l’économie mondiale. Un des secteurs affectés par ce virus est celui du tourisme. Jean-François Rial, PDG du groupe Voyageurs du monde est venu le confirmer dans les Grandes Gueules. "L’impact est considérable, regrette-t-il. On est confronté à une baisse des réservations spectaculaires de l’ensemble des acteurs du métier quel qu’il soit".

"Cette crise est extrêmement spectaculaire"

"Et puis, bien sûr, une grande vague d’annulations ou de reports parce que certains pays ne veulent plus de Français et aussi parce qu’il y a des gens qui ont peur de ne pas pouvoir revenir ou d’être coincés".

Même s’il est "intéressant de voir qu’il y a des clients qui continuent de s’inscrire et d’autres qui continuent de partir (…) cette crise est extrêmement spectaculaire, très forte parce qu’elle touche à la fois la zone de départ - la France - et les zones d’arrivées".

"Si ça dure trop longtemps il y aura une casse considérable"

Jean-François Rial ne voit pas "comment il ne peut ne pas y avoir de casse sociale dans un environnement qui est aussi dur et incertain. Les entreprises comme la mienne vont s’en sortir car elles sont très solides mais on est dans un secteur qui n’est pas simple sur le plan économique. Si ça dure trop longtemps, il y aura une casse considérable".

Le PDG de Voyageurs du monde reste pour autant optimiste. "En mars et en avril, il n’y a que 20% d’annulation. Cela veut dire qu’il y a quand même 80% des gens qui veulent partir. Aujourd’hui, il y a des opportunités pour aller visiter des lieux qui sont assez exceptionnels".

"Il y a de l’irrationnel dans la peur en France"

Il est même dithyrambique à l’égard du gouvernement français. "Globalement, les pouvoirs publics gèrent franchement bien cette crise. On n’est pas dans la situation italienne. Il y a de l’irrationnel dans la peur en France mais en réalité je trouve que les autorités sanitaires françaises gèrent ça de façon remarquable pour éviter un engorgement de lits en réanimation trop fort au même moment".

"En Italie, voire même en Espagne, on gère beaucoup moins bien la situation qu’en France. Donc il faut savoir raison garder même si c’est très dur quand vous avez les médias et une nouvelle qui tombe toutes les demi-heure. Il faut vraiment avoir les nerfs solides".

Les Grandes Gueules (avec Maxime Trouleau)