RMC

Nicolas Dupont-Aignan: "Il y a six candidats qui pourront s’adresser à la France réveillée, et six candidats qui devront s’adresser aux Français qui dorment"

France 2 organise deux débats en vue des Européennes le 22 mai. Plusieurs candidats conviés au second débat, qui aura lieu en seconde partie de soirée, dénoncent une prise de position du service public.

Nicolas Dupont-Aignan l’a reconnu lui-même. Il n’a pas pour habitude de mener des conférences de presse commune avec l’ancien candidat du PS à la présidentielle, Benoît Hamon. Pourtant, mercredi, les deux hommes ainsi que Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, se sont rassemblés devant les locaux de France Télévision pour protester contre les conditions du débat des élections européennes diffusé sur France 2, le 22 mai. 

Ils dénoncent le fait que pour ce débat, seulement six candidats ou chefs de parti ont été conviés. Les autres sont invités pour un autre débat en seconde partie de soirée. "Il y a six candidats invités par France Télévision qui pourront s’adresser à la France qui est réveillée, et six candidats qui devront s’adresser aux Français qui dorment", caricature le président de Debout la France. 

"On est en campagne officielle, le débat sera à quatre jours du scrutin. Et ce qui est surréaliste en plus du fait qu’il y a deux catégories de candidats, les grands et les petits, comme s’il y avait des grands français et des petits français, et que c’est sélectionné de manière artificielle, c’est qu’il y a trois des principaux candidats qui se cachent, qui ne seront pas présents", poursuit-il. 

Des absences chez les favoris

En effet, les têtes de liste des Républicains, François Xavier-Bellamy, de LREM, Nathalie Loiseau, et du Rassemblement national, Jordan Bardella, ne seront pas présent au débat. Ils sont chacun remplacé respectivement par Laurent Wauquiez, et Marine Le Pen. 

"Ça veut dire qu’on est dans une démocratie, où les trois principaux candidats sont représentés par leur chef de parti. C’est-à-dire qu’on les cache comme s’ils n’avaient pas le droit de discuter de ce qu’ils feront en Europe devant les Français avec d’autres candidats", estime le candidat.

Il met en cause France 2 et le service public en général, qui, estime-t-il avantage certains candidats plutôt que d’autres. "Monsieur Glucksmann est invité dans le premier débat. Pourtant, tous les sondages nous donnent à égalité. Donc il faut sauver monsieur Glucksmann et il faut assassiner monsieur Dupont-Aignan", affirme-t-il. 

Guillaume Descours