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"On va tous crever!": le cri d'alarme du chef étoilé Jean-François Piège sur la situation des restaurateurs

Fermés depuis de nombreuses semaines, les restaurants souffrent de la crise du coronavirus et des restrictions sanitaires drastiques imposées par le gouvernement.

“On ne va pas tenir 107 ans!” Sur RMC, le chef étoilé Jean-François Piège alarme sur la situation des restaurateurs face à la crise sanitaire. En effet, alors qu’ils avaient déjà dû fermer leurs portes lors du premier confinement en mars, ils ont subi le couvre-feu dans certaines villes et désormais, depuis le début du nouveau confinement, ils sont de nouveau fermés. 

Et la situation pourrait durer, car le gouvernement, selon nos informations, n’envisage pas la réouverture des bars et restaurants avant 2021. Une situation qui n’est plus tenable selon le chef. 

“Comment voulez-vous qu’une entreprise qui n’a pas de chiffre d'affaires tienne?”, questionne-t-il. 

Si l’Etat a débloqué des aides pour venir en aide aux restaurateurs, il juge ça totalement insuffisant. “Le problème, c’est que quand on ferme on continue de payer ce qu’on a consommé”, explique-t-il.

Peu d'activité cet été

Il précise également que la situation est quelque peu différente entre les restaurants de Paris et ceux de la province. En effet, ces derniers ont pu bien travailler et profiter d’une clientèle assez importante par rapport aux établissements parisiens. 

"À Paris, on a rouvert le 15 juin et on a plutôt très bien travaillé jusqu’au 15 juillet. Après les gens sont partis en vacances. Moi, j’ai fermé un de mes restaurants, mais les autres n’ont pas très bien marché”, détaille-t-il. 

S’il peut entendre l’interdiction de travailler à cause des raisons sanitaires, il ne comprend pas que ce soit les entrepreneurs qui doivent assurer toute la charge. “Qu'on nous laisse assumer toute la charge de l'arrêt des activités à cause de cette pandémie, c'est un problème! On va tous crever!”, assure-t-il.

Il vise notamment les assurances, dont la sienne Axa, qui refuse de couvrir les pertes d’exploitations de ses restaurants parce qu’il a “un deuxième établissement qui est fermé sur le même territoire départemental". Un contentieux qui se réglera devant les tribunaux.

Guillaume Descours