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Opération policière Place de la République: "On doit demander la démission du préfet Lallement", estime François Ruffin

Le député LFI se dit choqué par les images de la violente intervention policière sur un camp de migrants installé place de la République lundi soir.

Des images "choquantes" de l'évacuation d'un camp de migrants lundi soir à Paris ont été dénoncées par Gérald Darmanin. Le ministre de l’Intérieur, a annoncé mardi avoir "demandé à l'IGPN de remettre ses conclusions sous 48H00" sur les violences lors de l'évacuation, précisant que le préfet de police Didier Lallement, cible une fois encore de vives critiques, lui avait proposé "la saisine de l'IGPN sur plusieurs faits inacceptables". 

Dans l'opposition, droites et gauches tirent à boulets rouges. Pour François Ruffin, député La France Insoumise de la Somme, les images de cette intervention policière sont choquantes. 

“Même le ministre de l’Intérieur est choqué par ces images. Moi, je remercie les journalistes qui ont fait leur travail de rapporter ces images. Je pense que la démission du préfet Lallement doit être posée. On a un préfet qui a géré la crise des ‘gilets jaunes’ de manière très dure, qui a considéré que des ‘gilets jaunes’ pacifiques n’appartenaient pas au même camp alors qu’on est tous dans le même camps qui est celui de la République. Il considérait que les malades du covid, c’était de leur faute. Donc on a le choix de maintenir ce préfet-là à Paris et ce serait un marqueur fort d’une volonté de tenir la population”, estime-t-il au micro des Grandes Gueules. 

“Je pense qu’on doit lui demander sa démission”, ajoute-t-il. 

Un acte politisé ?

Il estime que même si l’installation des tentes sur la place était politisée puisque organisée par des activistes, il y aurait pu y avoir des discussions, comme lors de certains rassemblements d’occupation de lieux publics. Il cite

l’exemple de “Nuit debout” auquel il avait participé. 

“On est en République et en démocratie, ce n’est pas la matraque qui doit être sortie d’emblée. Là, la manière dont ça se fait, c’est dans la dureté”, affirme-t-il. 

Le président des députés Insoumis Jean-Luc Mélenchon a demandé mardi de "suspendre" le vote à l'Assemblée de la proposition de loi "sécurité globale", après avoir dénoncé "des moyens d'une sauvagerie exceptionnelle" déployés selon lui par les forces de l'ordre.

Guillaume Descours