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"Oui, on peut rire de son cancer!": le message d'une ancienne malade sur RMC

Pour dédramatiser la maladie Camille Hoppenot et Alexandra Brijatoff ont sorti une bande dessinée J'peux pas, j'ai chimio pour parler avec un peu plus de légèreté du cancer. Elles étaient les invitées des "Grandes Gueules" ce mercredi.

Peut-on rire de sa propre maladie? "Oui!", assure Camille Hoppenot.

Avec la dessinatrice Alexandra Brijatoff, elles ont sorti la bande dessinée J'peux pas, j'ai chimio qui raconte de manière décalée le parcours d'une femme atteinte d'un cancer.

Les deux femmes se sont appuyées sur l'expérience de Camille Hoppenot qui a eu un cancer du sein pendant deux ans.

"Et j'affirme haut et fort qu'on peut rire du cancer. Ça fait partie du traitement du cancer. Ça n'a pas l'air comme ça, surtout quand on est dedans. Quand on apprend qu'on a un cancer, il y a le choc, le temps de la digestion, la peur" raconte-t-elle sur le plateau de Grandes Gueules de RMC.
"Et puis on attend longtemps avant de savoir si les traitements vont marcher. Pour moi, ensuite, l'humour est venu assez rapidement, quand j'étais moins fatiguée. Parce que c'est la politesse du désespoir, et que je préférais tourner ça en dérision et me moquer de moi-même, et de ce qui m'arrivait plutôt que de le subir" ajoute-t-elle.

"Les gens vous parlent lentement comme si vous aviez 2 de QI"

A travers cette BD J'peux pas, j'ai chimio, Camille Hoppenot et Alexandra Brijatoff ont un objectif: parler avec un peu plus de légèreté du cancer. Et changer les regards et les idées reçues parfois étonnantes. 

"Pendant la maladie, on reste qui on est. Donc par exemple quand on arrive dans une boutique avec un bonnet ou une perruque sur la tête, et qu'on voit tout de suite que vous êtes malade parce que vous avez une tête un peu lunaire: les gens vous parlent lentement en articulant comme si vous aviez deux de QI. Ce n'est pas normal", a-t-elle raconté.
Paulina Benavente