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Patrick Sébastien: "La haine n'est pas l'apanage du FN, j'en connais à gauche qui ont la haine"

Pour l'animateur et producteur Patrick Sébastien, invité ce jeudi des Grandes Gueules sur RMC, "les Français ont envie d'une droite humaniste et ferme", que "n'incarne pas Nicolas Sarkozy".

Il déclare que "ça va bouger" et que "ce sera chaud". Patrick Sébastien, animateur et producteur de télévision, était l'invité des Grandes Gueules ce jeudi, à l’occasion de la sortie de son album Ça va bouger. Un titre qui colle bien à l'actualité politique. "C'est presque prémonitoire", s'amuse l'humoriste, alors que son disque est sorti le 13 septembre, plusieurs semaines donc avant les élections régionales, qui ont vu une percée sans précédent du Front National. Mais "ça va bouger dans le bon sens", estime Patrick Sébastien, qui se dit "profondément optimiste" sur l'avenir.

"Ça va bouger dans le bon sens"

Justement interrogé sur la montée du FN et les tergiversations des politiques de droite et de gauche sur l'opportunité d'un front républicain pour barrer l'accès au pouvoir du parti de Marine Le Pen, l'animateur estime "qu'il ne faut surtout pas de pacte républicain". "Si la droite s'allie à la gauche et que ça rate, il reste quoi comme alternative ?".

Celui qui "passe beaucoup de temps avec les Français" à l'occasion de ses nombreux spectacles à travers la France, pense qu'ils "ont envie d'une droite qui ressemble à l'éducation des gens de ma génération : humaniste et ferme". Et s'il y en a bien un qui ne ressemble pas à ça, selon lui, c'est "Nicolas Sarkozy, qui n'incarne pas cette droite (humaniste et ferme)".

"Tout ce que j'ai pris parce que je suis populaire et pas bobo…"

S'il est populaire, Patrick Sébastien n'hésite toutefois pas à aller à contre-courant de l'opinion en ne reniant pas "son amitié pour François Hollande", qu'il qualifie d'homme "courageux, intelligent et brillant, qui a une forme de résistance". Mais il estime toutefois que le chef de l'État est parfois mal entouré. "C'est vrai qu'autour de lui, il y a une gauche suffisante et méprisante. On parle du discours de haine du FN, mais la haine n'est pas l'apanage du Front National, je connais des gens de gauche qui ont une p… de haine". "J'en suis l'exemple", poursuit l'animateur qui évoque "le mépris" envers sa personne. "Tout ce que j'ai pris parce que je suis populaire et pas bobo…"

On pense alors à la polémique provoquée par sa chanson sur "la pipe", et les critiques de la secrétaire d'État à la famille Laurence Rossignol. "Dans cette chanson il n'y a pas un gros mot, c'est du deuxième degré", note l'animateur. "C'est symptomatique de cette gauche que je n'aime pas. Elle n'écoute pas la chanson et elle me traite de pédophile, d'inceste. Alors que pendant la cérémonie des Molières, il y a un mec qui rentre à poil devant Mme Pellerin (ministre de la Culture, NDR), elle éclate de rire et elle applaudi".

Philippe Gril avec les GG