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Paul, ex-héroïnomane: "Les salles de shoot vont permettre d'avoir des contacts avec des professionnels"

La première "salle de shoot" ouvre ses portes cette semaine à Paris. Une structure dans laquelle Paul, ancien toxicomane aurait pu se rendre, comme il l'a expliqué dans les Grandes Gueules. Pour lui, la salle de shoot pourra donner un cadre et aider les consommateurs de drogue à arrêter.

Paul, ancien héroïnomane avoue avoir eu de la chance. "J'ai une famille qui m'a toujours soutenu", explique-t-il dans les Grandes Gueules. Mais ce n'est pas toujours le cas pour d'autres toxicomanes qui pourront peut-être trouver un peu de répit en se rendant dans une salle de shoot, espère-t-il. "On se retrouve dans l'isolement, c'est la rue, les squats, les apparts pourris, pour s'en sortir il n'y a rien", décrit-il.

A Paris où la première "salle de consommation de drogue à moindre risque" ouvre cette semaine, du personnel médical et des assistants sociaux seront présents. "Ca va permettre d'avoir des contacts avec des professionnels (...). Parce que même les médecins traitants, tous ne connaissent pas le problème de l'héroïne", poursuit Paul. La salle qui doit ouvrir à Paris intervient dans le cadre d'une expérimentation de six ans.

C. B avec les Grandes Gueules