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Polémique après les propos de la présidente de la LFP qui compare les insultes homophobes dans les stades à du "folklore"

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Nathalie Boy de la Tour répondait à la ministre des Sports, choquée par les chants et insultes qu'elle a entendu au Parc des Princes lors de PSG-OM.

Elle n’avait visiblement pas pleinement profité du spectacle lors du dernier PSG-OM au Parc des Princes. La ministre des Sports, Roxana Maracineanu s’était dite choquée par les propos et chants insultants et homophobes qu’elle avait entendu lors de la rencontre. 

Des propos auxquels a réagi la présidente de la LFP Nathalie Boy de la Tour.

"Ce que vous entendez dans un stade, vous ne l'entendez pas en dehors, lorsque vous faites vos courses. Le propos pris hors contexte n'est pas acceptable. Maintenant, dans le stade, il n'est pas acceptable en tant que tel, mais il fait partie du folklore. Je ne suis pas en train de dire que ça doit le rester, mais c'est une réalité. La majorité des supporters n'ont pas l'impression de blesser", avait-elle déclaré dans Le Parisien.

Des associations contre l’homophobie ont regretté l’emploi du mot folklore. C’était notamment le cas de SOS homophobie qui a écrit sur Twitter: "Considérer que les chants homophobes dans les stades de foot relèvent du "folklore", c'est relativiser et tolérer l'homophobie". 

Autant de questions sur lesquelles les Grandes Gueules de RMC se sont penchées, mardi. Pour Etienne Liebig, cela fait effectivement parti du folklore pour le moment, mais il estime qu’avec le temps les mentalités peuvent évoluer.

"Il y a des tas de choses qui sont le folklore notamment la manière dont les hommes parlaient des femmes avec beaucoup de vulgarité. On reviendrait 20 ans en arrière avec des propos sexistes qui étaient tenus par des hommes entre eux, qui parlait d’une femme qui passée devant eux dans la rue, si aujourd’hui quelqu’un tenait des propos comme cela on dirait ‘ça va, tu ne me parles comme ça d’une femme’", affirme-t-il. 

Il rejoint ainsi la présidente de la LFP, qui a précisé ses propos ce mardi matin et indiqué que si ces actes n’ont rien à faire dans un stade, il est difficile de les sanctionner. "Comment pouvons-nous combattre cela? Ça passe par l’éducation et la prévention", estime-t-elle. 

Guillaume Descours