RMC

Présomption d'innocence: "Platini ça passe, Benzema on lui tape dessus"

-

- - RMC

Ce jeudi, les Grandes gueules ont réagi à la nouvelle affaire Benzema. Le footballeur avait accusé Didier Deschamps d'avoir cédé à la France "raciste" en ne le sélectionnant pas pour l'Euro. Mohamed Chirani ne veut pas "incendier" Karim Benzema mais estime que le joueur aurait dû attendre avant de s'exprimer.

Les propos de Benzema font des remous. Le joueur de football avait déclaré au magazine espagnol "Marca" que Didier Deschamps avait "cédé à la pression d'une partie raciste de la France". Des déclarations condamnées par les politiques mais taclées par d'autres, notamment par l'ancien défenseur Lilian Thuram, champion du monde 98 qui estime que le joueur "se déresponsabilise".

Ce jeudi chez les GG, Mohammed Chirani avait un avis partagé sur le sujet: "Je ne vais pas incendier Benzema, je ne vais pas non plus dire qu'il a raison", a-t-il dit. "S'il n'y avait pas eu l'affaire de la sex tape, j'aurais dit que oui, il y a vraiment un problème. D'ailleurs il aurait été sélectionné. Deschamps avait d'ailleurs dit qu'il aurait bien aimé l'avoir dans l'équipe. Ce qui brouillé les pistes c'est l'intervention des politiques", juge-t-il.

"Deux poids, deux mesures"

"Hier je prenais une chicha avec des jeunes de quartier et ils ne parlaient que de cette affaire", raconte-t-il aussi. "C'est vrai qu'ils étaient dans une logique de soutien à Benzema. Ce qui les choque c'est que Valls a réagi tout de suite à l'affaire de la sex tape en disant qu'il ne fallait pas qu'il fasse partie de l'équipe de France, mais quand il y a l'affaire de Platini et des deux millions d'euros avec la Fifa, là les politiques n'ont rien dit. Ils ont senti qu'il y avait deux poids, deux mesures".

"Sur la présomption d'innocence, Platini ça passe, Benzema on lui tape dessus", regrette Mohammed Chirani. La Grande gueule estime toutefois que Benzema "aurait dû attendre la fin de l'Euro pour laisser l'équipe se concentrer. Si la justice dit qu'il est innocent, il aurait pu réagir et regretter le manque de présomption d'innocence".