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"Quatre fois moins de voyageurs en avion par rapport à l'année dernière", assure Jean-Baptiste Djebbari

Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a souligné la lenteur de la reprise dans le secteur aérien dans Les Grandes Gueules ce lundi.

Le secteur des transports est logiquement un des plus impactés par la pandémie de Covid-19, et le nouveau ministre en charge de ce dossier a donc du pain sur la planche.

Jean-Baptiste Djebbari, invité des Grandes Gueules ce lundi, a d'abord assuré que la crise liée au coronavirus mais aussi aux grèves pré-confinement n'impactera pas les prix de la SNCF avec une stratégie de "reconquête des clients", même s'il rappelle qu'il y a eu cet été 85% de la fréquentation normale dans les trains.

"On est probablement, par passager, le pays au monde qui subventionne le plus le ferroviaire"

Il a profité de l'occasion pour rappeler que l'investissement de la France dans son système ferroviaire est "massif". "C'est tous les ans 15 milliards d’euros de dotation publique. On est probablement, par passager, le pays au monde qui subventionne le plus le ferroviaire."

C'est plus compliqué pour le secteur aérien avec 4 fois moins de passagers dans les avions. Les perspectives d'avenir à court et moyen terme semblent donc plus compliquées. 

"La clientèle d’affaires, la clientèle pro, ça se voit aussi dans les TGV, tarde à revenir"

"C’est compliqué, sur juillet, il y a quatre fois moins de voyageurs que l’année dernière qui ont circulé en avion. La clientèle loisirs est revenue assez bien avec 50% sur les viols domestiques. Mais la clientèle d’affaires, la clientèle pro, ça se voit aussi dans les TGV, tarde à revenir. On a le télétravail, des entreprises qui recommandent à leurs cadres de modérer leurs voyages. Ca reprend très doucement.
Il y a aussi la dimension des frontières (pas toutes rouvertes) et il y a la dimension de confiance. On a réussi à construire des environnements sanitairement contrôlés, en gares et aéroports. C’est sécurisant, mais il n’en reste pas moins que 10-15% des Français sont extraordinairement anxieux à l’idée de reprendre les transports. Donc il faut travailler sur ce sujet-là aussi."

En revanche, impossible pour lui de donner une date approximative à partir duquel l'on pourrait connaître un début de retour vers une normalité relative: "C'est dur. Septembre va être un juge de paix", lance-t-il.

2.000 PV en France le premier mois du masque obligatoire

"Depuis le 11 mai on a imposé le port du masque et dès le premier jour 95% des gens le mettaient. En un mois du 11 mai au 11 juin, on a eu 12.000 reconduites hors des systèmes de transports et 2.000 PV pour non-port du masque", a souligné le ministre des Transports

J.A.