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Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval: "Je ne regrette rien, même si des choses ont été mal dites"

Randall Schwerdorffer était l'invité des GG ce lundi. L'avocat de Jonathann Daval, mis en examen pour le meurtre de son épouse Alexia, est revenu sur les circonstances particulières de la garde à vue de son client.

Il clamait haut et fort son innocence. Et il a fini par avouer le meurtre de son épouse Alexia Daval. Jonathann Daval a été mis en examen et écroué le 30 janvier dernier. Son avocat, Me Randall Schwerdorffer avait alors évoqué la "personnalité écrasante" de la victime. "C'est un couple dont malheureusement l'un des conjoints était violent mais ce n'est pas celui auquel on pense, c'est à dire qu'Alexia, en période de crise, pouvait avoir des accès de violence extrêmement importants à l'encontre de son compagnon", avait-il aussi précisé.

Des propos jugés "proprement scandaleux" par Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes qui avait demandé "d'arrêter de trouver des excuses" aux féminicides. Invité chez les GG, ce lundi, Randall Schwerdorffer a reconnu des propos maladroits: "Je ne regrette rien même si des choses ont été mal dites, même si des choses ont été mal faites".

"Une violation manifeste du secret de l'instruction"

L'avocat affirme avoir géré tant bien que mal une surmédiatisation pesante: "Dès le début de cette garde à vue, il y a eu une violation manifeste du secret de l'instruction. Tous les éléments de preuves, dès 11 heures du matin sont dans le journal Le Point, à 19h, tous les éléments de preuve sont dans Le Parisien. On va communiquer sur des éléments en principe secrets mais que tout le monde connait et qui sont des preuves accablantes".

Me Randall Schwerdorffer assume tout de même sa stratégie: "Peut-être que des choses ont été mal faites et mal dites mais au moment où nous gérons, rien n'est écrit. Donc on fait spontanément ce qu'on pense être dans l'intérêt de Jonathann et dans l'intérêt de la famille d'Alexia parce qu'il fallait aussi annoncer ces aveux et ça nous paraissait le bon moment. J'ai conscience aussi que nous n'avons pas respecté certains usages, notamment comme celui de laisser l'initiative des déclarations au procureur de la République. C'est un choix et j'assume ce choix".

P.B.