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Rixes à Calais: "On ne peut pas banaliser et dire que c’est un épiphénomène"

Selon Bruno Noël, syndicat Alliance des Hauts-de-France, les rixes entre migrants qui ont éclaté jeudi à Calais ne sont pas un événement isolé.

Plusieurs rixes entre migrants afghans et africains ont éclaté jeudi à différents endroits de Calais, faisant 13 blessés dont cinq par balle. Quatre d'entre eux sont toujours entre la vie et la mort vendredi midi. 

Pour Bruno Noël, syndicat Alliance des Hauts-de-France interrogé par les Grandes Gueules, les rixes entre migrants ne sont pas rares à Calais, et sont généralement empreintes d'une grande violence.

"Il ne faut pas banaliser ce qu’il se passe sur Calais actuellement. Ce sont des faits extrêmement violents, et le souci c’est qu’on en a régulièrement. (...) On ne peut pas banaliser et dire que c’est un épiphénomène. (...) C’est Calais, c’est la France, il y a des règles, il y a des lois, on doit les respecter. Celui qui ne les respectent pas retourne chez lui ou doit purger une peine de prison."

Les migrants réussissent à se procurer des armes grâce aux passeurs, explique Bruno Noël.

"C’est la misère humaine, mais c’est une misère qui est fort lucrative pour certains avec les trafics, les passeurs… On sait très bien qu’à partir du moment où on a affaire à des réseaux internationaux de passeurs il n’y a aucun problème à faire rentrer des armes. Il y a beaucoup de trafics liés aux passeurs.
Hier la rixe a opposé les Erythréens aux Afghans parce que les Erythréens refusent les règles des passeurs, et il y a énormément d’Afghans qui sont impliqués dans des trafics de passeurs."
Les GG