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SNCF: "Avec la CGT et Sud, on passe de la grève au sabotage"

A l'appel de la CGT et de Sud-Rail, une nouvelle séquence de grève aura lieu les 6 et 7 juillet. Les deux autres syndicats représentatifs de la SNCF, l'Unsa et la CFDT, ont eux décidé de ne pas faire grève en juillet et août.

Ce jeudi était le dernier jour de grève unitaire à la SNCF. La mobilisation s'est légèrement redressée repassant au-dessus des 10% avec un taux global de grévistes à 10,26% jeudi en milieu de matinée, selon les chiffres publiés par la direction.

Mais la CGT et Sud-Rail lancent un nouvel appel à la grève les 6 et 7 juillet, au tout début des vacances scolaires. Pour la GG Pascal Perri, c'est tout bonnement du "sabotage": "Quand on rentre dans le détail, on s'aperçoit qu'il y a des fonctions essentielles au trains: les conducteurs et les aiguilleurs. C'est là qu'il reste des poches de résistance. S'agissant de la CGT et de Sud, on passe de la grève au sabotage. C'est du sabotage ferroviaire. La grève va coûter entre 500 et 800 millions d'euros".

"L'entreprise va payer un lourd tribu"

Et de déplorer : "Il y a aussi la mauvaise image que cela a généré. Certains ne choisiront plus le fer pour se déplacer. L'entreprise va payer un lourd tribut. Il va manquer entre 500 et 800 millions d'euros dans les caisses cette année".

Les deux autres syndicats représentatifs de la SNCF, l'Unsa et la CFDT, ont décidé de ne pas faire grève en juillet et août.

P.B.