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Soldes: doit-on encore acheter des vêtements neufs? "On culpabilise les gens, mais il y aussi le plaisir!"

Les soldes d'hiver débutent cette semaine. Mais la tendance est au vêtement acheté de seconde main sur fond d'économie et d'écologie. Le marché du vêtement neuf a-t-il encore de l'avenir?

Raccourcis dans la durée pour essayer de leur redonner de leur lustre d'antan, les soldes d'hiver, qui ont débuté mercredi, doivent permettre aux commerçants touchés par les grèves dans les transports depuis plus d'un mois de se refaire une santé financière tout en vidant leurs stocks.

C'est le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui s'est chargé de "couper le ruban" lançant l'événement, aux Galeries Lafayette à Paris, libérant une foule majoritairement composée de touristes asiatiques, pressée de dépenser.

Mais ces dernières années, la tendance à (sur)consommer des habits neufs baisse en raison de la conscience écologique qui s'éveille. L'industrie textile est en effet très polluante et le marché du seconde main et de l'occasion a le vent en poupe. 

"On culpabilise et on ne parle que de 'besoin', mais il y a aussi le plaisir"

Une attitude adoptée par la GG Zohra Bitan qui assure ce mercredi dans Les Grandes Gueules qu'elle préfère s'acheter des vêtements en friperies ou dans les boutiques solidaires. "Le marché de l'occasion est blindé. Aujourd'hui il y a des CSP+ qui y vont. Je pollue moins et je fais des économies".

David Dickens, directeur marketing, est quand à lui féru d'achats de vêtements neufs et regrette que l'on culpabilise les gens qui achètent durant les soldes, qui le font souvent par manque de moyens.

"On culpabilise et on ne parle que de 'besoin', mais il y a aussi le plaisir ! Les gens n'achètent pas forcément des fringues pare qu'ils en ont besoin, mais parce qu'ils en ont envie.
Tu dois passer un mois sans boire d'alcool, un mois sans fumer, tu dois plus manger de viande, tu dois plus acheter de fringues, tu dois plus conduire... A un moment les gens il faut les laisser vivre et arrêter d'emmerder les gens. Je pense que pouvoir avoir accès à des fringues pour les gens qui aiment ça, à -70% c'est bien. Et ça n'empêche d'aller aussi dans les réseaux solidaires."
J.A.