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Thierry Mariani sur RMC: "J'en veux à la France d'être faible"

Thierry mariani, ce lundi dans les Grandes Gueules sur RMC.

Thierry mariani, ce lundi dans les Grandes Gueules sur RMC. - RMC

Invité ce lundi des Grandes Gueules sur RMC, le député Les Républicains Thierry Mariani, de retour de son voyage controversé en Crimée la semaine dernière, a estimé que la France et l'Europe feraient bien de s'inspirer de la politique étrangère du président russe Vladimir Poutine.

"Je suis libre". Thierry Mariani, député (Les Républicains) des Français de l'étranger, devrait, selon lui, ne même pas avoir à se justifier de son voyage controversé en Crimée, région ukrainienne annexée par la Russie en mars 2014, au grand dam de la communauté internationale. "Je suis député d'opposition. Je représente les Français de l'étranger et il y a des Français en Crimée. Les parlementaires sont libres d'aller où ils veulent. C'est la séparation des pouvoirs", a répondu ce lundi Thierry Mariani dans les Grandes Gueules, sur RMC. "Je regrette de ne pas pouvoir repartir plus vite. On repartira avant la fin de l'année", a-t-il assuré.

"Ce que je retiens de ce voyage ? C'est que paradoxalement il n'y a rien à voir: il n'y a pas de blindés, il y a des gens qui passent leurs vacances et qui disent qu'ils sont heureux d'être revenus en Russie", ajoute le député Les Républicains.

"Vladimir Poutine est un grand chef d'État"

Selon Thierry Mariani, la France et l'Europe ne devraient pas blâmer la Russie pour son attitude sur le front diplomatique, et même au contraire… s'en inspirer. "Les Russes sont un peu plus clairvoyants en matière de politique étrangère que l'Occident. Eux ils défendent leur intérêt, nous nous défendons des principes. Résultat, nous avons le chaos dans une région (Irak). (…) J'en veux à la France et à l'Europe d'être faibles et de ne jamais défendre leurs intérêts".

Pas question de se priver d'un interlocuteur comme Vladimir Poutine, le président russe, qu'il qualifie de "grand chef d'État". "Je pense que la Russie est un allié naturel de la France. L'adversaire de la France et de l'Europe, ce n'est pas la Russie, c'est le fondamentalisme islamiste. Merci à Vladimir Poutine d'avoir soutenu le président syrien, parce que s'il était tombé nous aurions une étape supplémentaire pour le Califat islamique (Daesh)".

Philippe Gril avec les GG