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Une infirmière de Montpellier chassée de son domicile par sa propriétaire: "C'est ignoble"

Une propriétaire de l'Hérault, inquiète de la propagation de l'épidémie de coronavirus, a coupé l'eau chaude et le chauffage et chassé de son domicile une infirmière.

Infirmière au service de réanimation de l'hôpital Lapeyronie à Montpellier, Mélina lutte contre l'épidémie de coronavirus qui a fait plus de 4.000 morts dans le pays. Mais cette soignante ne pouvait pas se reposer tranquillement en rentrant chez elle, car sa propriétaire faisait tout pour la chasser de son logement par crainte d'exposition au Covid-19.

Pour être plus près de son travail et pour éviter de contaminer son domicile familial habituel, elle logeait depuis le début de la crise au logement de sa fille dans Montpellier. Ayant prévenu les propriétaires, ces derniers n'ont d'abord rien dit puis exprimés leur désapprobation.

"Elle disait que c'était pas son problème si on pouvait attraper le virus"

"Je suis revenue pour essayer de discuter et c'est monté crescendo. Elle disait qu’elle n’en avait rien à faire, qu’elle voulait qu’on parte, qu’on pouvait attraper le virus mais qu’elle n’en avait rien à faire tant qu’elle reste seule. Elle veut rester toute seule. (...) Je ne veux pas que ça se reproduise. Je ne comprends pas qu’on stigmatise autant les soignants" confie Mélina très émue sur BFMTV.

Elle a donc décidé de quitter son logement après avoir subi cette pression constante de la part de cette propriétaire qui habitait au-dessus de chez elle.

L'avis des GG: "J’espère que cette propriétaire ne peut plus se regarder dans la glace"

Barbara Lefèvre: "Non seulement c’est incompréhensible mais ça me semble illégal. J’espère qu’il y aura une plainte. D’un point de vue moral, c’est ignoble et en plus c’est illégal. Donc j’espère que cette propriétaire ne peut plus se regarder dans la glace, car c’est indécent."

Etienne Liébig: "Le pays repose sur tous ces métiers de l’ombre. Caissiers, soignants. Les bus avec les gens qui vont bosser tôt le matin sont pleins chez moi dans le 93. Cette montée de la peur me rappelle la montée du VIH avec comportements irrationnels."

J.A.