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Violence policière à Paris: "J’ai le SIDA, je vais te crever", ce qu'aurait dit l'individu qui a craché sur un policier lors de son interpellation

Selon le porte-parole du syndicat de police Alliance, Stanislas Gaudon, l'individu interpellé a eu des propos et une attitude qui a conduit le policier a réagir. Il lui aurait notamment craché du sang à la bouche et indiquant avoir le virus du VIH.

Un manifestant, visage ensanglanté, à terre. Au-dessus de lui, un policier qui le frappe à deux reprises. Cette vidéo tournée pendant une manifestation à Paris samedi a été diffusée sur les réseaux sociaux et est vite devenu virale. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique, confiée à l'IGPN.

Cependant, pour le syndicat de police Alliance, la vidéo a été "sortie de son contexte" comme l’explique Stanislas Gaudon. 

"Sur le contexte notamment de cette interpellation. Ce n’était pas un simple manifestant. C’était un individu qui s’est permis de jeter des projectiles en verre sur mes collègues. Il était à visage dissimulé et il a porté des coups dans le dos à certains de mes collègues", affirme-t-il. 

Deux coups portés

Le syndicaliste a détaillé minute par minute l’interpellation de cet individu qui, précise-t-il "ne s’est pas passée aussi bien qu’elle n’y paraît".

"D’abord il a été écarté de la foule et lorsque le collègue a constaté qu’il avait une plaie, il l’a mis sur le dos, a relevé sa visière et lui a demandé ‘montrez-moi votre plaie pour que je puisse voir à quel point vous êtes blessé’. L’individu n’a rien trouvé de mieux à faire que de lui cracher du sang au visage. Ce qui fait qu’il s’est retrouvé avec du sang dans la bouche. Donc le collègue, voyant qu’il était en train de se racler la gorge pour de nouveau lui cracher au visage, il lui a mis effectivement une gifle pour l’empêcher qu’il ne lui crache dessus à nouveau. Ce crachat est arrivé sur le pantalon et à ce moment-là, l’individu a dit ‘j’ai le SIDA, je vais te crever’", explique Stanislas Gaudon.

Le policier qui n’a toujours pas menotté l’individu va alors porter un nouveau coup à l’homme à terre, au niveau du thorax. 

Deux enquêtes ont été ouvertes en moins de 24 heures. Une enquête judiciaire par le parquet de Paris pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique confiée à l'IGPN. L'autre, administrative, et ouverte par la Direction de l'ordre public et de la circulation, à la demande du préfet de police de Paris. 

Guillaume Descours