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Violences policières: "Les syndicats policiers font beaucoup de mal à leur profession", estime Gilles Raveaud

Les syndicats policiers ont beaucoup pris la parole ces derniers jours pour défendre les policiers accusés de racisme et de violences.

Des manifestations contre les violences policières ont eu lieu tout le week-end en France. À Paris, ils étaient plus de 5500 à s’être rassemblés dans un contexte de dénonciation après la mort de Georges Floyd aux Etats-Unis qui a trouvé écho à l’international. 

Le gouvernement, par la voix de Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a promis une sanction pour chaque faute ou propos raciste de la part d’un policier. Mais pour Gilles Raveaud, professeur d’économie, les policiers énormément de responsabilité. 

“Ils ont un peu des pouvoirs extraordinaires, c’est un peu des super-héros. Et donc ils ont des super-responsabilités et ils ont le devoir d’être irréprochable donc c’est un métier très difficile”, estime-t-il. 

L'action syndicale en question

Cependant, il estime que les syndicats, qui sont là pour défendre les policiers, desservent l’image des policiers et leur rendent le travail difficile. 

“Dans la situation actuelle, je pense qu’il y a beaucoup de policiers qui souffrent des problèmes des violences policières parce que ça les gêne dans leur travail quotidien. Et je trouve que les syndicats policiers font beaucoup de mal à leur profession parce qu’ils sont dans l’excès, la provocation et le réflexe corporatiste. Et ils ne rendent pas du tout service à l'agent de la paix qui est sur le terrain et qui a envie d’avoir des rapports calmes avec sa population”, assure-t-il. 

Dans ce contexte, une communication gouvernementale est prévue en ce début de semaine sur les questions du maintien de l'ordre et des techniques d'intervention de la police.

Guillaume Descours