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Affaire Grégory: "Marie-Ange Laroche va très mal" selon son avocat sur RMC

Gérard Welzer était l'invité de l'émission M comme Maïtena, vendredi sur RMC. Il est l'avocat de la veuve et des enfants de Bernard Laroche, tué d'un coup de fusil par le père du petit Grégory.

"Marie-Ange Laroche va très mal". Depuis 1984, il est au coeur de l'affaire du petite Grégory. Gérard Welzer a été l'avocat de Bernard Laroche, qu'il a fait libérer de prison juste avant le coup de fusil fatal tiré par le père du petit Grégory, Jean-Marie Villemin, son cousin. Il est aujourd'hui le conseil de sa veuve et de ses enfants et vient de publier "L’affaire Grégory ou la malédiction de la Vologne” (ed.l’Archipel).

"Marie-Ange Laroche va très mal aujourd'hui. Depuis l'assassinat de son mari, le 29 mars 1985, elle n'a pas pu faire le deuil. A intervalles réguliers, on remet en cause son mari, qui n'est plus là pour se défendre. Elle va très mal et je peux vous dire qu'elle a fait un malaise il y a quelques mois, qu'elle a été hospitalisée. Elle va très mal" a-t-il expliqué sur RMC, avant d'indiquer que ses enfants ne "vont pas bien" non plus, l'un d'eux "a vu son père se tuer devant lui", et l'autre n'a "pas connu son père".

"Je crains un nouveau suicide"

Sur RMC, l'avocat a précisé craindre une "nouvelle victime" dans l'affaire Grégory, "un nouveau suicide": 

"Dans cette affaire, les enfants Laroche sont des vicitmes, les enfants Villemin sont des victimes. Jean-Marie Villemin est, dans un premier temps, une victime. Toutes les familles sont victimes. Et ce que je crains, c'est une nouvelle victime, je crains un nouveau suicide. Quand vous mettez sur le gril des personnes en publiant leurs noms, leurs prénoms ; quand vous éloignez Murielle Bolle de plusieurs centaines de kilomètres, que vous la coupez de ces frères et soeurs, je crains un suicide. L'être humain est fragile, il faut faire attention".

Interrogé par Maïtena Biraben, Gérard Welzer est revenu sur sa première rencontre avec le principal accusé de cette affaire:

"En prison, en novembre 1984, j'allais voir celui que je considérais, après avoir lu la presse, comme l'assassin d'un enfant. Dans le parloir, je vois un homme, sous les cris "A mort!" des autres détenus. Il arrive terrible, et je crois avoir affaire avec un coupable. Je commence à l'interroger comme un policier, jusqu'à ce que je m'aperçoive que ces réponses ne cadraient pas avec les informations inexactes qui avaient été publiées dans la presse. Il pensait sortir tout de suite. On l'a libéré en février 1985 et j'ai été le cacher à des centaines de kilomètres parce que j'avais peur d'un excès de violences de Jean-Marie Villemin. Je garde l'image d'un homme qui avait réussi sa vie, qui était heureux, contrairement à ce qu'on disait".
Maïtena Biraben et X.A