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Attaque à Strasbourg: "On ne peut pas bunkeriser tout le territoire"

Mardi soir, un Strasbourgeois de 29 ans, a ouvert le feu au marché de Noël de Strasbourg, faisant 2 morts, un blessé en état de mort cérébrale et 12 autres blessés.

Le tireur qui a fait deux morts, un blessé en état de mort cérébrale et douze autres blessés mardi soir sur le Marché de Noël à Strasbourg a crié "Allahou Akbar", signant sa radicalisation islamiste, et était activement recherché mercredi après son équipée sanglante qui a laissé la ville en état de choc.

L'attaque aurait-il pu être évitée? Pas vraiment selon Eric Delbèque, expert en sécurité intérieure: "On a noté à juste titre qu'il y avait un important dispositif de sécurité à Strasbourg sur le marché de Noël, c'est simplement que le risque zéro n'existe pas. On ne peut pas bunkeriser tout notre territoire. On ne peut pas tout prévenir, c'est inhumain, c'est impensable".

"Un moment de choix pour les terroristes"

"A partir du moment où il y a de grands rassemblements festifs, c'est un moment de choix. Toute période où il y a une forme d'instabilité relative, de fragilité des autorités est intéressant pour les terroristes", a-t-il aussi analysé, même si la piste terroriste n'est pas encore confirmée.

Concernant les théories complotistes qui fleurissent sur les réseaux sociaux, l'expert les balaie: "Il faut faire de temps en temps un bain de réalité et arrêter de vivre dans ses rêves. Certains confondent deux choses: que les gens derrière les exécutants ont une stratégie assez élaborée et le fait que les exécutants ne sont pas toujours brillants. Ils vont le faire quand ils le peuvent, sous l'effet du stress ou de la peur. Cet homme-là était perquisitionné par les gendarmes le matin même donc il a peut-être eu un moment de stress et a frappé à un moment qu'il n'avait pas prévu".

P.B.