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Guy Carlier sur sa boulimie: "Je faisais ma chronique à la radio et je m'ensevelissais sous des tombereaux de bouffe"

Ce jeudi dans "M comme Maïtena", le chroniqueur Guy Carlier racontait son combat contre la boulimie. Un trouble addictif qui l'a amené à peser 250 kilos.

Il y a douze ans, Guy Carlier pesait 250 kilos. Depuis, il en a perdu 125. C'est ce combat qu'il raconte dans un livre co-écrit avec Jean-Michel Cohen: Moins 125. Ce jeudi dans "M comme Maïtena", l'ancien chroniqueur est revenu sur sa boulimie qui a poussé son corps à ses limites.

A la radio, à la fin des années 90, Guy Carlier se cache derrière le micro et constate que, malgré ses kilos, les auditeurs l'apprécient: "Je vivais ça parallèlement à la popularité qui accompagnait cette époque et qui faisait comme un anesthésiant parce que les gens m'aimaient malgré tout. J'ai commencé à la radio et c'est facile quand tu as de belles harmoniques dans la voix que tu écris des choses qui touchent les gens. Je recevais des lettres d'amour. Je grossissais".

"A chaque fois, je me disais que le lendemain j'arrêtais. Et puis le lendemain, j'écrivais ma chronique à jeun et je rentrais les sacs remplis de bouffe et je m'ensevelissais sous ces tombereaux de bouffe", se remémore-t-il sur RMC.

"Personne ne peut rien faire sauf soi-même"

Il double son poids en quelques décennies pour atteindre 250 kilos sous les yeux de son entourage, impuissant: "Il y a des femmes qui ont vécu avec moi et qui ont essayé de m'aider. Mais quand vous êtes dans une addiction vous mentez, vous trichez. Et au bout d'un moment, elles n'en pouvaient plus de ces trahisons, mais personne ne peut rien faire sauf soi-même".

En 2006, c'est le déclic, il entre dans une clinique pour soigner cette addiction: "On a soigné mon esprit, la cause de ce trou béant qui réclamait sans cesse à être bouché. Ça a duré 9 mois, c'est une situation de privilégié. Je serais prêt à m'investir là-dedans. La façon dont on traite la boulimie n'est pas la bonne, ce ne sont pas les cures remboursées par la Sécu qui vont aider. Là, j'ai eu une assistance psychologique et physique".

"Si j'ai mis ces mots-là sur ces choses-là c'est qu'au fur et à mesure que j'écrivais, c'était pour dire aux gens qui sont dans une situation d'addiction 'aimez-vous c'est la clé de tout'. J'avais une boulimie affective en même temps qu'une boulimie alimentaire" confie-t-il sur RMC.

Paulina Benavente