RMC

Le Bureau des vérifs: les intox sur les gilets jaunes avant l'Acte 14

Dans "M comme Maïtena", Checknews répond aux intox sur les "gilets jaunes" avant l'acte 14 prévu samedi.

La photo a ému en France. Dans un long post sur sa page Facebook, le dessinateur Joan Sfar, avait affirmé que des gilets jaunes avaient tagué l'inscription "Juden" (juif en allemand) sur la façade d'un fast-food Bagelstein à Paris.

"Le tageur avait écrit 'Juden', en référence au inscriptions antisémites qui ciblaient les commerces juifs pendant la "Nuit de Cristal", en Allemagne, en 1938", a expliqué sur le plateau de M comme Maïtena, Robin Andraca, journaliste pour Checknews, l'organe de vérification du quotidien Libération.

Le lieu et l'heure ne correspondent pas à la manifestation

Or, rien ne prouvait le lien entre le tag antisémite et les "gilets jaunes":

"On a appelé le Bagelstein en question, et eux insistent sur le fait que le tag a été réalisé dans la nuit de vendredi à samedi, soit avant l'acte 13 des 'gilets jaunes' qui a eu lieu samedi dernier, dans la journée", a détaillé Robin Andraca, précisant que la manifestation des "gilets jaunes" n'était pas du tout passé par le quartier où se trouve le restaurant.

Un gilet jaune a-t-il disparu ?

Sur une photo prise par le journal Libération, lors de l'acte 13 des gilets jaunes, des manifestants tenaient une pancarte sur laquelle on pouvait lire: "Un 'gilet jaune' en moins dans nos rangs! Disparition inquiétante. Nous te cherchons partout donne nous un signe de vie!", avec la photo d'un homme de 28 ans prénommé David.

"Cet homme a effectivement disparu, mais bien avant le début du mouvement des gilets jaunes. Cet homme a en réalité, disparu le 26 septembre 2018 au pays Basque, soit près de deux mois avant le début des gilets jaunes. Mais on imagine que sa famille a juste voulu profiter de ce mouvement pour avoir plus de chances de retrouver cette personne", explique Robin Andraca.

Le gilet jaune a-t-il déjà été utilisé lors d'une précédente mobilisation ?

En février 2013, à l'époque de la lutte contre la réforme des rythmes scolaires de Vincent Peillon, un mouvement se définissant sans étiquette et regroupant les personne contre cette réforme arborait déjà le fameux gilet:

"Il y a une forme de jusqu’au-boutisme teinté de désespoir dans les appels lancés par les 'gilets jaunes', partisans du retour à la semaine de quatre jours", écrivait alors à l'époque le journal Le Monde.
M comme Maïtena ( avec Guillaume Dussourt)