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Le service national universel part du principe que la jeunesse serait à la base de tous les maux de notre société

Jimmy Losfeld, président de la FAGE, est venu ce vendredi dans M comme Maïtena dénoncer le projet de service national universel pour les jeunes, promesse de campagne d'Emmanuel Macron dont les contours se précisent.

C'est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron: le "service national obligatoire et universel" continue de diviser, alors même qu'un rapport du Conseil d'orientation des politiques de jeunesse (COJ) remis mardi au ministre de l'Education a approuvé son instauration tout en préconisant qu'il ne soit pas obligatoire. Le candidat Emmanuel Macron avait promis en mars 2017 qu'il rétablirait un "service national obligatoire et universel", d'une durée d'un mois et pour l'ensemble d'une même classe d'âge, "soit environ 600.000 jeunes par an".

"Un gros problème philosophique"

Un projet contre lequel le syndicat étudiant FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) est vent debout. "Il y a un gros problème philosophique dans le service national universel: il part du principe que la jeunesse serait à la base de tous les maux de notre société, estime Jimmy Losfeld, son président, ce vendredi dans M comme Maïtena. On entend toutes ces représentations des jeunes qui sont égoïstes, recroquevillés sur eux-mêmes, qui seraient à l'origine de la radicalisation ou de la délinquance. Pendant toute la campagne présidentielle, le discours c'était: la jeunesse a besoin d'un tuteur pour les remettre dans le droit chemin des valeurs de la République."

Quant au projet en lui-même, Jimmy Losfeld estime: "Si on veut plus de mixité sociale et garantir l'émancipation sociale de tous les jeunes, ce n’est pas le rôle des militaires, et ce n'est pas en un mois qu'on pourra le faire".

P. G. avec Maïtena Biraben