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Né d'un don anonyme, il nous explique pourquoi et comment il a retrouvé son géniteur

Un homme né grâce à un don de sperme anonyme a retrouvé son géniteur malgré l'illégalité de cette démarche. Il raconte sur RMC les étapes qui l'ont conduit à lancer ses recherches.

Arthur Kermalvezen est né grâce à un don de sperme anonyme en 1983. 34 ans plus tard, il est est arrivé à retrouver le nom de cette personne et à la rencontrer. Il explique ce mercredi à Maïtena Biraben sur RMC pourquoi et comment il est parvenu à faire cela. 

"J'ai toujours su comment j'avais été conçu, et jamais je n'ai imaginé une seule seconde ne pas pouvoir le rencontrer (son père biologique)", explique-t-il. Arthur s'est toutefois retrouvé confronté à de nombreuses barrières, car il est normalement interdit de partir à la recherche de cette personne. Ayant réussi, il risque même 3750 euros d'amende.

"A l'âge de la majorité, j'ai dit à mes parents que j'étais prêt à connaître mon donneur et c'est là que j'ai découvert que l'anonymat est très radical en France". Il a ainsi fait des recherches sur internet, et trouvé un kit ADN américain interdit en France pour faire des tests.

"On se parle au téléphone régulièrement"

"J'ai ensuite 'matché' avec un petit cousin biologique qui appartenait à la famille de mon donneur. Comme cette personne faisait de la généalogie j'ai retrouvé son arbre sur internet".

A partir de là, en peaufinant ses recherches, il a retrouvé la branche française de cette famille franco-anglaise, et a trouvé une personne qui correspondait au profil possible de son donneur. Et il l'a finalement eu au téléphone.

"Je lui ai demandé si ça le dérangeait que je le retrouve. Et il m'a dit qu'il était ravi. Maintenant on se parle au téléphone régulièrement". Une histoire qui relance le débat sur la levée de l'anonymat des donneurs de sperme et d'ovocytes alors que s'ouvre jeudi les Etats généraux de la bioéthique.

J.A. avec Maïtena Biraben