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"Plus végétale et plus digitale", comment sera l'assiette du futur?

Notre mode d'alimentation ne changera pas du jour au lendemain. Cependant, elle suit l'évolution de la société notamment dans notre façon d'être toujours plus connecté.

Les habitudes alimentaires sont tenaces. Pourtant nos assiettes changent au fil des recommandations et des années. Alors comment mangera-t-on dans 10, 15 ou 20 ans? Est-ce que nos assiettes ressembleront encore à celles que l’on a aujourd’hui? Pour Antoine Mercier, directeur associé de l’Agence ProtéinesXTC, agence de conseil en innovation et communication spécialisé dans l’alimentaire, c’est surtout un retour de certains produits qui sont à prévoir plutôt qu’un changement complet de régime alimentaire. 

"Nous mangerons sans doute plus de légumineuses, avec des légumes tels que les haricots où les lentilles, dont la consommation a été très basse à un moment. Pour respecter les recommandations qu’on nous donne, il faudrait même doubler, voir tripler la consommation de ce type de légumes", affirme-t-il.

S’il y a un type d’aliments qui risque par contre de diminuer dans notre consommation quotidienne, c’est la viande. Plusieurs organismes ont depuis plusieurs années conseillés de réduire notre consommation de viande rouge notamment. Surtout, pour Antoine Mercier, la forme des produits consommés va changer. "On a déjà commencé à boire les aliments, avec notamment beaucoup de soupes innovantes", explique-t-il. 

Une assiette digitale

Un avis appuyé par Eric Birlouez, ingénieur agronome et sociologue de l’alimentation. Lui ajoute que l’assiette de demain sera également plus "digitale".

"On voit que c’est une tendance chez les jeunes qu’on appelle les milléniums ou la génération Y, on fait les courses, on se fait livrer à domicile, on choisit en fonction des avis des autres internautes. Et ça, c’est une tendance nouvelle", explique-t-il.

Une transformation qui a déjà commencé depuis quelques années avec la multiplication d'applications pour smartphones pour se faire livrer des repas directement à domicile se sont multipliés.

Guillaume Descours