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Rapport Benalla: "On ne peut pas laisser passer un faux témoignage", dit Philippe Bas

Le président de la commission d'enquête du Sénat, Philippe Bas (LR), était l'invité de M comme Maïtena ce mercredi pour réagir à la publication du rapport du Sénat concernant l'affaire Benalla.

"Dysfonctionnements majeurs" au sommet de l'État: la Commission des lois du Sénat a frappé un grand coup mercredi en demandant des poursuites contre l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, mais aussi la saisine de la justice sur les déclarations des principaux collaborateurs du président.

"La sécurité du président de la République a été affectée", a affirmé le président de la commission d'enquête Philippe Bas, en présentant à la presse le rapport parfois accablant pour l'Elysée de la commission d'enquête après six mois de travaux, 40 personnes entendues au cours de 34 auditions.

"On ne peut pas laisser passer ce que nous croyons être un faux témoignage ou une rétention d’information"

Invité de M comme Maïtena ce mercredi sur RMC, Philippe Bas confirme que la commission soupçonne l'ancien collaborateur de l'Elysée de faux témoignage. 

"Si, dans cette oeuvre de vérité qu’on essaye d’accomplir au nom des Français, des gens mentent sous serment, c’est notre capacité à faire la vérité qui est mise en cause. On ne peut pas laisser passer ce que nous croyons être un faux témoignage ou une rétention d’information. Nous demandons à la justice assistance en quelque sorte pour qu’à l’avenir on sache bien que lorsqu’on se présente devant une commission d'enquête parlementaire on a le devoir absolu de dire la vérité, sinon on en encourt jusqu’à 5 années de prison et 75.000 euros d’amende."

Alexandre Benalla est actuellement en détention provisoire, sans lien avec ce rapport parlementaire, mais le sénateur se refuse à tout commentaire concernant le volet judiciaire de l'affaire.

"Nous avons chacun notre rôle. la justice doit établir ou sanctionner des délits. Le Sénat veut voir comment la machine étatique a fonctionné, voir s’il y a eu des dysfonctionnements et apporter des correctifs. Je n’ai aucune appréciation à faire sur ce que fait la justice."
James Abbott