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De plus en plus de "Tanguy": "Il n'y a que 7% des étudiants qui ont une place dans les logements du Crous"

Les frais de scolarité ou de logement sont souvent très coûteux pour les étudiants à l'étranger.

Les frais de scolarité ou de logement sont souvent très coûteux pour les étudiants à l'étranger. - Image AFP

Pour Pauline Raufast, vice-présidente de l'Unef, l'un des problèmes du phénomène de "Tanguy", ces jeunes qui vivent de plus en plus longtemps chez leurs parents, vient des logements Crous, dont seulement 7% des étudiants profitent.

En France, une personne sur deux âgée de 18 à 29 ans, vit encore chez ses parents, selon un rapport de l'Insee. Si la tendance était à la baisse au milieu des années 90, elle remonte depuis le milieu des années 2000. Elle s'explique par la hausse du chômage chez les jeunes après la crise de 2008, alors que dans le même temps, la part des étudiants a augmenté.

De plus, une fois parti les aléas de la vie peuvent renvoyer les jeunes chez leurs parents. En France, un adulte sur dix est déjà revenu vivre chez ses parents.

"Il n’y a que 7% des étudiants qui ont un logement au Crous"

Autre problème, la hausse du nombre d'étudiants et la faible part de logements étudiants, contribuant à aggraver le problème. Un problème pointé du doigt par Pauline Raufast, vice-présidente de l'Unef qui tente d'aider les étudiants dans cette situation.

"Nous avons un volet 'accompagnement des étudiants'. On peut les orienter vers des travailleurs sociaux qui vont les aider. On peut aussi contacter les Crous pour savoir s’il leur reste des logements vacants. Malheureusement il n’y a que 7% des étudiants qui ont un logement au Crous ce qui explique le casse-tête auquel sont confrontés les gens", explique-t-elle.
Eric Brunet (avec G.D.)