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Le jeu "Intervilles" sans vachettes: "Ce qui faisait rire il y a quelques années interroge aujourd'hui"

Des fans de spectacles taurins regrettent que l'émission Intervilles reprenne sans vachettes. Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, était l'invité de Brunet-Neumann pour évoquer le sujet sur RMC.

L'émission culte Intervilles fera son grand retour cet été sur France 2, mais sans les fameuses vachettes. Une décision qui crée la polémique : un groupe Facebook "Non à Intervilles sans vachettes" réunit près de 12.000 membres. Et même des élus du Gers s'inquiètent.

Les principales arènes de France (Bayonne, Nîmes, Dax, Béziers) ont d'ailleurs décidé de ne pas accueillir le jeu. Une décision qui s'est prise au bureau de l'union des villes taurines de France. Sur RMC, Yves Ugalde, maire-adjoint de Bayonne, ville qui a participé à de nombreuses reprises à l'émission de divertissements depuis sa création par Guy Lux en 1962, regrettait ainsi que l'on "vide complètement l'émission de sa substance en retirant les vachettes. C'est un rapport à la culture qui est en train de changer".

L'un des présentateurs Olivier Minne a ainsi confirmé à nos confrères de Télé-Loisirs qu'il n'y aurait pas de vachette. Nagui, le producteur, a, lui, précisé, également dans un entretien pour PureMédias: "Non aux animaux, mais oui à la vachette". Alors, vachette 3D, vachette gonflable, nain déguisé en vachette, comment vont-ils faire?

"Elles ne sont pas là pour jouer, mais plutôt pour fuir ou pour attaquer car crainte"

Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot était l'invité de Brunet-Neumann ce jeudi sur RMC pour évoquer ce sujet. Il relativise cette polémique et explique en quoi ces vachettes peuvent souffrir durant ce jeu qui peut sembler anodin à première vue.

"On n'est pas sur de la maltraitance comme les corridas où les bêtes sont mises à mort après plusieurs souffrances. Mais les vachettes ne participent pas aux jeux, elles sont contraintes, en panique. Quand elles sont lancées dans une arène elles sont en stress, en panique. Ce sont des animaux assez peureux de l'Homme, donc elles ne sont pas là pour jouer, mais plutôt pour fuir ou pour attaquer car crainte."

Tout en nuançant, Christophe Marie salue cette évolution de la pensée et la prise en compte de la souffrance animale.

"Ce n'est pas l'affaire du siècle. Mais ce qui est intéressant c'est que cette réaction montre qu'il y a eu un changement dans notre rapport à l'animal. Ce qui faisait rire, il y a quelques années interroge aujourd’hui."
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