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Prime pour la mention "Très bien": "Une manière d'affirmer les valeurs d'excellence et d'effort"

Le président du Parti chrétien-démocrate, Jean-Frédéric Poisson, invité ce mardi de Carrément Brunet sur RMC, ne comprend pas que le retour d'une prime pour les bacheliers obtenant une mention "Très bien" fasse polémique, alors qu'il existe déjà tout un tas d'aides pour les élèves en difficulté.

Si le retour de la prime au mérite pour les bacheliers qui obtiennent la mention "Très bien" (de 500 à 900 euros) en Ile-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes (régions acquises par la droite lors des dernières régionales) passe mal auprès de certains élus, Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines, n'y voit que du positif. "Ceux qui sont excellents il faut les soutenir et les aider", assume-t-il. Le président du parti Chrétien-Démocrate, candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017, invité de Carrément Brunet ce mardi, y voit "une manière d'affirmer la valeur de l'excellence et de l'effort".

"Tous ceux qui obtiennent une mention 'Très bien' n'y arrivent pas les doigts dans le nez et sans travailler", estime-t-il.

"Ça ne prive personne, ça récompense et ça aide des personnes dont la situation n'était plus reconnue", depuis que le gouvernement socialiste a supprimé, il y a un an et demi, ces primes pour les bacheliers obtenant les meilleures moyennes.

"La France fait beaucoup d'efforts pour ses jeunes"

Quant à ceux qui estiment que l'argent versé devrait plutôt profiter aux élèves et étudiants les plus précaires, Jean-Frédéric Poisson rappelle qu'il y a en France " une quarantaine d'aides différentes qui sont déjà actives" pour eux. "La France fait beaucoup d'efforts pour ses jeunes".

"J'ai rendu en décembre 2014 à l'Assemblée un rapport sur l'autonomie des jeunes. Il faut savoir que la France dépense près de 80 milliards d'euros pour la tranche d'âge des 16-25 ans, sous forme d'une quarantaine d'aides différentes pour tous ceux qui doivent accéder à l'autonomie. 11 ministères différents versent ces diverses aides. Ceux qui ont moins de facilités scolaires ou sociales, qui ont des familles qui peuvent moins les soutenir, ou qui sont plus fragilisés pour des raisons de santé ou de handicaps, tous ceux-là peuvent trouver largement de quoi les soutenir pour leurs études".

"Logement, handicap, scolarité, prise en charge des frais de santé, il y a tout un tas d'aides et quand on a fait notre rapport, on n'était pas sûr d'avoir fait le tour de toutes les aides disponibles".
P. G. avec Eric Brunet