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Aliments ultra-transformés: sommes-nous bien informés? Ça fait débat sur RMC

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Ces aliments favoriseraient le risque de maladie cardiovasculaire et notamment les AVC et l'hypertension. Certaines astuces existent pour reconnaître ces aliments "ultra-transformés".

Deux études l’une Française, l’autre Espagnole démontrent que l’abus de plats industriels, dits "ultra-transformés", augmenterait le risque de maladie cardiovasculaire tel que des infarctus, AVC, embolie pulmonaire ou hypertension.

Ce sont des produits industriels, qui ont été transformés, des plats tous prêts qu’il suffit juste de réchauffer, des soupes lyophilisées. Les saucisses, ou encore le jambon sont aussi concernés. Sans oublier les sodas, les biscuits ou autres barres chocolatées qu’on grignote entre les repas.

Tous ces produits contiennent des additifs néfastes pour la santé. Ils sont généralement plus riches en sel, en sucre et mauvaises graisses. Il ne faut pas forcément les bannir mais les consommer avec modération. 

Des techniques pour les identifier

Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’INSERM, recommande aux consommateurs d’être très vigilant et scruter les étiquettes dans les rayons du supermarché.

"Au moment d’acheter un produit industriel, il faut faire attention à plusieurs choses. La première, c’est la qualité nutritionnelle des aliments. ON voit ça grâce au nutriscore, ce logo à cinq couleurs, qui nous donne en quelques seconde une vision de la qualité nutritionnelle de l’aliment. C’est déjà un bon élément à prendre en compte. Le deuxième critère, c’est de regarder si on a affaire à un produit ultra-transformé. Une manière facile, c’est regarder la formulation du produit et de voir s’il y a une liste très longue d’additif alimentaire, d’amidon transformé, ce genre de chose et de limiter les produits de ce type", explique la chercheuse. 

Aujourd’hui, ce type d’aliments représente plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays occidentaux selon l’Inserm.

Outre les maladies cardiovasculaires, ces aliments provoquent aussi d'autres maladies, "On a des risques accrues d’obésité, de surpoids, de syndromes métaboliques. Il y a également un risque de mortalité et d’hypertension. Et puis aussi de symptômes dépressifs et de syndromes de l’intestin irritable", affirme Anthony Fardet, auteur de Halte aux produits ultra-transformés.

L’agence nationale, Santé Publique France, veut réduire de 20% la consommation d’aliments ultra-transformés dans notre pays d’ici 2022. Et selon les nutritionnistes, ça commence par un réflexe simple: acheter des produits bruts en faisant ses courses et se mettre à cuisiner.

Caroline Philippe avec Guillaume Descours