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Attentat à Nice: la très récente radicalisation de Moussa Coulibaly

Moussa Coulibaly se serait radicalisé il y apeu

Moussa Coulibaly se serait radicalisé il y apeu - TURKISH PRIME MINISTER'S OFFICE / AFP

Selon nos informations, la radicalisation de l'agresseur présumé de trois militaires ce mardi à Nice devant un centre communautaire juif serait très récente. Son changement d'attitude a été repéré à la fin de l'été 2014 par le directeur d'une salle de sport qui fait un premier signalement à la police en décembre.

Moussa Coulibaly commence à parler. L'auteur présumé des coups de couteaux contre trois militaires en faction devant un centre communautaire juif de Nice est toujours en garde à vue. Mais ce mercredi, il a commencé à s'exprimer, sporadiquement, faisant état notamment d'une haine de la France, de la police, des militaires et des juifs. Il a aussi déclaré, qu'à ses yeux, les musulmans étaient persécutés dans le monde. Selon nos informations la radicalisation de cet homme de 30 ans serait toute récente.

Exclu d'une salle de sports

Concrètement, son changement d'attitude a été repéré à la fin de l'été 2014 par le directeur d'une salle de sport qui fait un premier signalement à la police en décembre. Une salle de sports dont Moussa Coulibaly a été exclu en décembre dernier. Exclu parce que depuis près de trois mois, le jeune homme se montrait agressif.

Moussa Coulibaly aurait notamment à plusieurs reprises interpellé des femmes, leur reprochant, entre autres, leurs tenues vestimentaires. Mais son changement d'attitude va plus loin. Ainsi, entre deux entraînements de musculation, le jeune homme commence à tenir un discours radical auprès des autres sportifs. Fin novembre, dans les douches collectives, il aurait violemment insulté un autre client le traitant de "chien" parce qu'il restait nu devant lui.

Il avait "toujours le sourire"

Moussa Coulibaly semble donc basculer dans la radicalité et pourtant il cherchait également du travail. Fin janvier, avant de tenter de rejoindre la Turquie, il se serait ainsi présenté dans une agence intérim de Mantes-la-Jolie (Yvelines) pour postuler notamment au sein de l'usine voisine de Renault. "Comme beaucoup de jeunes, il cherchait du travail. Il était très motivé. Il disait souvent qu'il en avait marre de rien faire", confirme sur RMC Karim, l'un de ses amis.

Celui-ci décrit aussi le quotidien du jeune Moussa, "quelqu'un qui avait toujours le sourire". Un quotidien qui semble plutôt tranquille : entre "grecs", "prières" et "matches de foot entre copains et copines autour d'une table dans les cafés". C'est pourquoi Karim dit "ne plus rien comprendre" à l'actualité récente.

M.R avec Céline Martelet