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Attentats: êtes-vous prêts à changer vos habitudes? "Il faut être plus vigilant!"

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Ce jeudi matin, dans Bourdin Direct, on vous posait la question: "Etes-vous prêts à changer vos habitudes après les attentats?" Vous étiez nombreux ce matin à nous donner votre avis.

Après l'attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray survenu à peine deux semaines après celui de la Promenade des Anglais, les Français réalisent que le terrorisme peut frapper n'importe où. Face à cette menace, seriez-vous prêts à changer vos habitudes? On vous posait la question ce matin dans Bourdin Direct.

Pour la plupart d'entre nous cette adaptation est nécessaire. Selon Vincent, "il faut bien évidemment être plus vigilant, il faut une certaine adaptation. Mais il faut bien se mettre dans la tête que cette adaptation doit être très temporaire. Il ne faut pas s'habituer à l'inhumanité et à la barbarie. C'est la menace qui doit être supprimée et non pas à nous de nous habituer à cette menace".

Bertrand, policier municipal en Haute-Garonne, a changé de comportement, tout comme ses collègues: "Mes habitudes ont changé depuis l'attentat de Charlie et encore plus actuellement. Les regards qu'ont les gens sur nous ont aussi changé. Les gens qui avaient un regard malveillant ont l'œil encore plus malveillant et les gens qui avaient un regard bienveillant ont un regard encore plus bienveillant. Il y a vraiment une fracture. Quand je sors du poste de police en civil, je suis très attentif à ce qui se passe autour. Quand je prends la voiture, je regarde si quelqu'un me suit. Mes collègues aussi font cela".

Sur Facebook, Pascal affirme conserver ses habitudes mais se dit désormais plus prudent: "La peur n'évite pas le danger mais je n'irai plus dans des endroits avec une foule importante, comme les concerts, des épreuves sportives".

"Je suis à deux doigts de partir au Portugal!"

Certains prévoient même de quitter le pays. Thierry est prêt à partir au Portugal où il a de la famille: "Quand c'est arrivé à Paris j'étais évidemment comme tout le monde choqué mais je me disais que c'était logique, c'est Paris, c'est la capitale. Après c'est descendu à Nice et maintenant on voit un bon curé de 86 ans qui se fait égorger dans son église. Personne n'est à l'abri! Je suis à deux doigts de partir au Portugal avec ma femme et mes gosses! On va me dire que c'est lâche de partir mais je paie des impôts pour des politiciens qui ne sont pas capables de me défendre!"

Stéphane aussi, québécois d'origine et en France depuis 20 ans avoue avoir peur et souhaite quitter le pays: "Le déclic a eu lieu il y a deux semaines, quand ma fille m'a dit qu'elle n'arrivait pas à dormir à cause des informations. Aujourd'hui je me rends compte que les jeunes vont être obligés à aller voir des psys, de vivre dans la peur... Je ne comprends plus cette France. Je vais essayer de remonter mon business chez moi, au Canada".

P.B. avec Raphaëlle Duchemin