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Colis piégé à Lyon: deux suspects interpellés

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Une enquête avait été ouverte dès vendredi pour "tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle".

La fin de la traque? Deux suspects dans l'attaque ayant fait 13 blessés vendredi à Lyon ont été interpellés, lundi matin, a annoncé Christophe Castaner et Gérard Collomb.

Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur a écrit: "Colis piégé à Lyon: un suspect vient d’être interpellé. Je salue la mobilisation de la SDAT, de la police judiciaire de Lyon et de la DGSI, co-saisies par la section antiterroriste du parquet de Paris. Leur action conjointe est déterminante".

L'individu, un homme de 24 ans, a été arrêté à Lyon et a aussitôt été placé en garde à vue. Il est soupçonné d'être l'auteur de l'attentat.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé son interpellation très rapidement sur Twitter, en félicitant les forces de police qui traquaient le suspect en fuite depuis trois jours.

Peu après, le maire de Lyon Gérard Collomb a annoncé sur BFMTV qu'un second suspect avait été interpellé. Le parquet de Paris, qui s'est saisi de l'affaire, a confirmé cette nouvelle garde à vue. 

Où en est l'enquête?

Samedi soir, la police a diffusé de nouvelles photo de l’homme pour compléter l’appel à témoins qui a été lancé vendredi. Sur ces photos, apparaît un homme d'une trentaine d'années à vélo, vêtu d'un bermuda vert clair, d'une chemise vert foncé, d'une casquette et de lunettes noires.

Sur les lieux de l'explosion, la police scientifique a retrouvé des traces infimes de TATP, cet explosif très instable utilisé entre autres lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Des vis et des billes en métal ont aussi été retrouvées sur place, ainsi que des morceaux du dispositif de déclenchement à distance. 

Enfin, l'ADN isolé sur le sac en papier qui contenait le colis piégé ne sera d'aucune utilité pour les enquêteurs. En effet, il ne figure pas parmi les trois millions de profils du fichier national des empreintes génétiques.

Pas de revendication

Pour l'instant, il n'y a eu aucune revendication de cette attaque. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et une enquête pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" a été ouverte selon le procureur de Paris, Rémy Heitz. 

La rédaction de RMC (avec AFP)