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Coupe du monde: où sont passés les supporters français?

Les fans des Bleus se font très rares par rapport à certaines nations d'Amérique du Sud. D'où vient ce manque d'engouement pour les déplacements à l'étranger ?

"On n'est pas un pays de supporters". Le constat est amer, mais réél. Les supporters français souffrent de la comparaison avec les pays d'Amérique latine qui se sont déplacés en masse en Russie cet été pour la Coupe du monde. En revanche, les fans des Bleus se font beaucoup plus discrets. C'est vrai que pour ceux qui ont fait le déplacement en Russie, le constat est terrible.

"Il faut venir en masse à Moscou parce qu'il y a personne ! Il y a un petit noyau de personnes qui se déplacent mais les autres regardent à la télé. Les Français aiment le foot mais ce n'est pas une religion"

3 000 maillots bleus, contre 20 000 péruviens, jeudi dernier. La différence sera moindre aujourd'hui à Moscou. 9 000 supporters français attendus. Loin encore des chiffres des sud américains.

La France encore un "jeune" pays de supporters

Plusieurs explication à cela, d'abord les nations comme le Pérou, l'Islande ne pensaient pas forcément passer le 1er tour, c'est pour cela que leur supporter ont fait le voyage dès le début de la compétition. Et puis le chercheur Nicolas Hourcade, l'explique, la France est encore un jeune pays de supporters.

"Le supporterisme actif, ce n'est pas complètement une génération spontannée, il faut que des gens organisent ça. Donc très récemment depuis 2014, la fédération a pris les choses en main. Mais comme ce sont les premières... Il y a sans doute des points à améliorer"

Et puis finalement la France, n'est pas plus mal représentée que l'Espagne par exemple. Là encore Nicolas Hourcade explique.

"L'Islande ce n'est pas le championnat islandais qui fait la réputation de leur football. Il n'y a personne dans les stades en championnat. Mais quand c'est leur sélection il y a une grosse mobilisation".

Et puis tout dépend aussi du résultat. Une équipe de France qui jouerait un quart, une demie, voire une finale de Coupe du monde, verrait forcément un stade bleu la soutenir.

Thomas Chupin (avec J.A.)