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Crash sur le tournage de "Dropped": l'hommage aux autres victimes

L'accident d'hélicoptères a fait dix morts

L'accident d'hélicoptères a fait dix morts - ISMAEL FUENTES NAVARRO / AFP

Outre Florence Arthaud, Alexis Vastine et Camille Muffat, l'accident d'hélicoptères sur le tournage de l'émission "Dropped" en Argentine a fait sept autres victimes: les deux pilotes argentins et cinq employés de la société ALP Production, tous Français : Laurent Sbasnik (réalisateur de l'émission), Volodia Guinard (journaliste), Brice Guilbert (cameraman), Édouard Gilles (ingénieur du son) et Lucie Mei-Dalby (journaliste).

Le monde du sport et celui de la télévision accusent encore le coup ce mercredi après la mort de 10 personnes dans le crash de deux hélicoptères sur le tournage de l'émission de télévision "Dropped" en Argentine, lundi en fin d'après-midi. Car outre Camille Muffat, Alexis Vastine et Florence Arthaud, ce dramatique accident a fait sept autres victimes, les deux pilotes argentins et cinq professionnels de l'audiovisuel, employés par la société ALP Productions. Des hommes et des femmes de l'ombre mais des collègues "exceptionnels".

Des professionnels chevronnés

Si à la sortie des bureaux d’ALP aucun employé ne souhaite répondre aux micros par mail, certains, encore sous le choc, confie leur "immense émotion" à l'annonce de la mort de Laurent Sbasnik (réalisateur de l'émission), Volodia Guinard (journaliste), Edouard Gilles (ingénieur du son), Lucie Mei-Dalby (journaliste) et Brice Guilbert (cameraman). Ce dernier, Lyonnais âgé de 32 ans, était un passionné de ce type d'émission d'aventures et un habitué des tournages dans des conditions difficiles. Il avait par exemple déjà travaillé pour "Pékin Express" sur M6.

Interrogé par RMC, Martial Grégoire qui connaissait bien Brice pour avoir déjà travaillé avec lui à Lyon, tient à saluer le professionnalisme et la qualité du travail de son ami. "Il trouvait toujours les bonnes images. C'était toujours juste. Son travail était précis. Ce n'est pas pour rien que ces sociétés sont allées le chercher. Parce qu'en tant que cadreur, il sortait du lot".

"Troublant de perdre un copain comme ça"

Et d'ajouter : "Il aimait partir faire ces voyages et ces découvertes. On sentait une grande envie à chaque fois. Il disait souvent: 'Tu te rends compte, je pars un mois. C'est formidable de partir sur un tournage comme ça. Pour moi, c'est une expérience fantastique !' C'est donc troublant de perdre un copain comme ça".

Stéphane Gillot, réalisateur d'émissions de télé, ami de plusieurs des victimes, assure dans Bourdin Direct qu'ils étaient tous des professionnels chevronnés et qu'ils ne prenaient jamais des risques inconsidérés. "Si Brice est monté et si le reste des potes sont montés dans ces deux machines, c'est qu'ils étaient sûrs de la mécanique". En effet, "ces gars-là ont l'habitude et ils n'y vont pas sans saluer le pilote, sans passer une soirée avec, sans faire un brief, un sur-brief." Et de marteler: "C'est impossible de laisser du hasard et de l'insécurité. Ce n'est pas possible, ça n'existe pas ça".

M.Ricard avec G.Windrestin et D.Buron