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Après les "Licornes", les "Centaures" ont la cote dans le milieu des start-up

Le zoo des start-up comte un nouveau venu. En 2021, 60 centaures sont nés. Dans ce domaine, on peut aussi citer les licornes, les zèbres ou encore les cafards.

Soixante "centaures" sont nés en 2021. Le centaure, ce cheval doté d’un buste et d’une tête d’humain, c’est un nouveau venu dans le zoo des start-up. Après la licorne, une entreprise non cotée valorisée à un milliard de dollars, le zèbre, une entreprise rentable avec une valorisation plus modeste, ou encore le cafard, une entreprise de niche capable de résister à toutes les crises, voici le donc le centaure.

Le centaure est une jeune pousse dont le revenu annuel récurrent (ARR) dépasse les 100 millions de dollars. Une part du chiffre d'affaires qui, comme son nom l'indique, revient chaque année. C'est un indicateur très utilisé dans les entreprises qui proposent des abonnements pour réaliser des projections financières.

Les centaures, plus en adéquation avec le marché actuel

Que deviennent les licornes ? Elles sont toujours plus nombreuses que les centaures, 520 sont nées en 2021 contre donc 60 centaures. Mais elles sont moins à la mode.

Les licornes, c’est l’animal emblématique des start-up qui ont grandi très vite dans les années d’argent quasi gratuit. Mais maintenant que les taux d’intérêt remontent, la liquidité va devenir plus rare, donc la croissance rapide, sans qu’il y ait toujours de débouchés, aussi. Le centaure, avec ses revenus réguliers, correspond donc mieux aux aspirations des investisseurs devenus plus méfiants.

Emmanuel Lechypre