RMC

Ascoval: un risque de faillite pour le repreneur britannique?

La situation outre-Manche de l'entreprise British Steel inquiète après des révélations de médias anglais. Le repreneur de l'aciérie Ascoval assure que le projet n'est pas impacté par cela et le gouvernement français réaffirme son soutien.

Depuis minuit ce mercredi, l'entreprise British Steel est officiellement propriétaire de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve, près de Valenciennes dans le Nord. Au début du mois de mai, après 4 ans de rebondissements, le tribunal de Strasbourg avait validé la reprise de l'aciérie nordiste de Saint-Saulve par une entreprise britannique, British Steel.

Mais le Brexit pourrait tout faire basculer. Des informations publiées dans la presse britannique font état d’un risque de faillite du groupe. British Steel a confirmé mardi qu’il cherche de l’argent frais auprès du gouvernement britannique. La situation outre-Manche est délicate, dans un contexte d’incertitude lié au Brexit.

Deux communiqués pour rassurer

Il rappelle avoir déjà dû faire appel à l'aide du gouvernement britannique le mois dernier pour payer auprès de Bruxelles une facture liée aux émissions de CO2. C'est l’incertitude aussi pour les salariés d’Ascoval. Le groupe a réaffirmé mardi soir sa "volonté de se porter repreneur de l’aciérie Ascoval" mais ça ne rassure qu’à moitié l’intersyndicale.

Dans deux communiqués distincts, l'entreprise British Steel et le ministère de l'Economie français, ont tenté d'apaiser les inquiétudes. British Steel assure qu'il respectera tous ses engagements pour mener à bien la reprise de l'aciérie française.

86 millions d'euros nécessaires pour poursuivre l'activité ?

Bercy réaffirme de son côté tout son soutien à ce projet de reprise, des déclarations qui tranchent avec les révélations de la presse britannique sur la mauvaise santé financière du groupe. Selon la chaîne de télévision Sky News, British Steel chercherait plus de 86 millions d'euros pour poursuivre son activité et éviter la faillite.

Des discussions sont en cours avec le gouvernement britannique a reconnu British Steel mais sans conséquence, affirme l'entreprise, sur la reprise d'Ascoval.

Thomas Chupin (avec James Abbott)