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Chômage en baisse, créations d'emplois: la France s'en sort-elle mieux que beaucoup de pays?

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a repris sa baisse selon les chiffres du ministère du Travail publiés lundi.

Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a repris sa baisse en mai avec 25.300 inscrits en mois dans la catégorie A, (-0,8%). un chiffre qui également baissé de 0,4% en incluant l'activité réduite (catégories B et C).

Et ce n’est pas la seule bonne nouvelle concernant le marché du travail: l’Insee qui vient de publier ses prévisions, promet 20.000 créations d’emplois nettes sur l’année, soit le rythme d’avant crise sanitaire, et un taux de chômage qui continuerait à baisser jusqu’à 7%.

Encore mieux, alors que les Etats-Unis et le Royaume-Uni comptent moins d'actifs qu'avant la crise, la France est un des pays qui vu sa population active le plus progresser depuis deux ans, pour atteindre son plus haut niveau depuis 1975, après l’Allemagne et à égalité avec le Canada.

Pour quelles raisons la France fait elle mieux que beaucoup d’autres pays?

La France fait mieux car les difficultés à recruter que rencontrent les trois quarts des entreprises le sont particulièrement dans des secteurs gros consommateurs de bras, comme la restauration, l’hôtellerie, le bâtiment. Alors que la France est encore loin du plein emploi, que le réservoir démographique à la différence de nombre de nos voisins plus vieux que nous, et que la situation financière des entreprises est plutôt bonne.

Il y a également le fait qu'il fallait être déclaré pour percevoir les aides comme le chômage partiel ou le fonds de solidarité pendant la crise sanitaire. Du coup, des travailleurs de l'économie souterraine sont venus gonflés le rang des actifs.

Une autre explication vient de la très forte hausse du nombre de contrats d'apprentissage, un doublement en dix ans. Un étudiant en formation est comptabilisé comme inactif alors qu'un apprenti est considéré comme un actif.

Le dernier facteur vient du fait que la France est encore épargnée par la vague de la "grande démission". Selon une enquête de Indeed, 40% des salariés français – et 50% des moins de 35 ans – pensent que le mouvement de la "grande démission" va arriver prochainement en France.

Emmanuel Lechypre (édité par J.A.)