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Comment la crise sanitaire a fait exploser le nombre de livraison de repas à domicile

La livraison de repas à domicile continue de cartonner. Et ce, malgré la fin des restrictions sanitaires dans les restaurants. Elle a d'ailleurs doublé entre 2019 et 2021, soit plus 85%.

La livraison de repas à domicile continue de progresser malgré la fin des restrictions sanitaires dans les restaurants. Pendant la crise sanitaire et les confinements, le nombre de livraisons à domicile avait bondi. Plus 85% entre 2019 et 2021.

Mais l’évolution la plus spectaculaire, on la constate au premier trimestre cette année. Plus 35% d’augmentation du nombre de repas livrés à domicile au premier trimestre 2022 par rapport au premier trimestre 2021 alors que la vie a repris normalement dans les restaurants, selon une étude que vient de publier le cabinet spécialisé NPD.

C’est bien la preuve que la crise sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, a accéléré le basculement vers de nouveaux comportements de consommation et qu’on ne reviendra pas au monde d’avant. En l’espace de deux ans, le profil des clients a beaucoup évolué. Les femmes étaient plus nombreuses que les hommes à commander en 2019, c’est aujourd’hui le contraire. Ce ne sont plus seulement des étudiants ou des jeunes actifs qui passent commande. Les familles représentent désormais un tiers des commandes.

Le burger, produit le plus commandé

Au total, la livraison de repas représente l’équivalent de 318 millions de visites au restaurant en 2021. Ça paraît énorme, mais ce n’est que 8% de l’ensemble des repas pris au restaurant.

Ce qui frappe aussi, c’est la diversification des choix alimentaires. Historiquement, la pizza régnait sur la livraison à domicile. C’était une commande sur quatre en 2019. Et bien elle a été détrônée par le burger qui représente désormais une commande sur trois. Montée en puissance aussi des tacos, des pokebowls ou des sushis. Tout ça pour un ticket moyen en augmentation de 5 à 10% en deux ans à 7,80 euros par personne. Quand on regarde l’offre et les prix, c’est bien un mode de consommation qui concurrence plus les fast-foods et la vente à emporter.

Emmanuel Lechypre