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Législatives: l'appel de Thibault Lanxade à une coalition Ensemble-LR-UDI pour "réformer"

Thibault Lanxade, ancien dirigeant du Medef, estime que le climat politique et économique est inquiétant pour la suite s'il n'y a pas d'accord rapide à l'Assemblée nationale.

Les patrons s'inquiètent de la nouvelle composition de l'Assemblée nationale. Thibault Lanxade, entrepreneur, ancien vice-président du Medef, a exprimé ce mercredi matin sur RMC ses doutes sur l'avenir de la santé financière de la France avec la situation actuelle à l'Assemblée nationale.

Sans majorité absolue, la majorité présidentielle ayant obtenu 245 sièges, il va falloir une coalition pour pouvoir faire passer les textes de loi. Thibault Lanxade estime que la majorité doit vite s'associer avec la droite républicaine pour éviter toute situation de blacage qui serait néfaste selon lui pour l'économie.

"Il y a une grande majorité des députés qui partagent la dynamique économique que le pays doit avoir", lance-t-il en visant les parlementaires LR, UDI et Renaissance. Il appelle "bien sûr" à un pacte de gouvernement entre ces entités, et juge crucial d'avancer sur une réforme des retraites malgré cette situation confuse à l'Assemblée.

"Si nous ne parvenons pas à faire cette réforme des retraites en temps et en heure..."

"On voit que le risque est qu’on va avoir des difficultés à faire passer les réformes essentielles. Avec la première réforme essentielle pour l’économie, c’est les retraites. C’est un gage de crédibilité pour l’équilibre des comptes de l’Etat. Si nous ne parvenons pas à faire cette réforme des retraites en temps et en heure, ce seront les Français et les entreprises qui le paieront avec de nouveaux impôts", assure-t-il, estimant qu'il faut également des "mesures de simplification" pour faire croître les entreprises.

Mais Thibault Lanxade n'hésite pas à parler d'inquiètude sur le climat politique actuel: "On sait que la confiance pour les entrepreneurs elle est absolument essentielle. Rentrer dans une période d'immobilisme ne permet pas de maintenir cette confiance, on a besoin de signaux rassurants. Pour le moment, il y a une forme d'inquiétude qui est en train de se mettre en place. (...) Si vous avez un pays qui n'est pas en capacité de porter les réformes nécessaires, les investisseurs n'investiront pas."

J.A.