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Maussade pour la météo, mais excellent pour le secteur du tourisme: le bilan de l'été

CA VOUS CONCERNE - La fin des vacances approche, l’heure de tirer un premier bilan de l’été, et s’il a parfois été maussade côté météo, il est en revanche très positif pour le tourisme en France.

Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, mais pour le moment ils sont meilleurs cet été que pendant l’été 2019, donc avant la pandémie, notamment dans les bars, cafés, restaurants.

Un exemple, pendant la semaine du 19 au 25 juillet, 19% de paiements en plus que pendant la même semaine en 2019, selon les chiffres de Bercy. L’arrivée du pass sanitaire a bien sûr un peu limité l’embellie, il n’empêche que la semaine du 9 au 15 août on était quand même encore 5% au dessus des chiffres de 2019. Une des explications à cela est qu’on a été tellement privé de sorties pendant des mois qu’on a eu envie se de rattraper pendant les vacances, malgré les contraintes sanitaires.

Côté hébergement aussi, 2021 est un bon cru 

Les offices de tourisme sont globalement très contents avec de très bon taux de remplissage, notamment dans les campings. Il y a eu beaucoup moins d’étrangers, mais les français sont majoritairement restés en France, ça donne une balance très positive.

Les Gîtes de France ont un taux d’occupation excellents : 79% en juillet et même 85% en août, sans compter les réservations de dernières minutes ! Là aussi des chiffres meilleurs qu’en 2019. La plupart des régions en ont profité, pas seulement le littoral mais aussi des destinations d’habitude moins touristiques.

Les vacanciers avaient envie d’air pur et de nature. Les opérateurs se sont adaptés avec, par exemple, des croisières sur les fleuves français en pénichette sans permis, ou encore des circuits à vélo dans la campagne.

Même les palaces s’en sortent bien, surtout vu le peu de touristes étrangers. Sur la côte d’Azur il y a autant de monde qu’avant la crise. A Paris, les chiffres sont moins bons, mais ils limitent quand même la casse.

On ne peut pas en dire autant pour les billets de train, notamment après l'instauration du pass sanitaire : jusqu'à 30% d’achats de billets en moins qu’il y a deux ans. Les Français ont préféré la voiture au train, et ça s’est vu sur les routes.

Géraldine de Mori