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A Meulan dans les Yvelines, "ce matin on s'est réveillé on n'avait plus de courant"

Des coupures de courant ont lieu dans les Yvelines.

Des coupures de courant ont lieu dans les Yvelines. - JPC24M - Flickr

TEMOIGNAGE - Yannick, un auditeur de RMC habitant dans les Yvelines s'est réveillé ce jeudi sans électricité. Il dénonce les actions des grévistes du secteur de l'énergie mobilisés contre la loi Travail.

Yannick, habitant de Meulan dans les Yvelines s'est réveillé dans le noir ce jeudi matin. "On s'est réveillé on n'avait plus de courant, j'ai fait le rapprochement avec les menaces de coupure de courant d'hier", explique-t-il. Yannick, qui travaille à son domicile a constaté des coupures dans toute la ville.

"J'ai accompagné ma femme au travail et il n'y avait plus de courant dans la ville, même les feux rouges ne fonctionnent pas et donc moi je vais rentrer mais je ne vais pas pouvoir bosser, j'ai absolument besoin de courant", explique-t-il. 

Les grévistes du secteur de l'énergie mobilisés contre la loi Travail avaient en effet mis en garde contre des "coupures ciblées". La porte-parole de la fédération CGT Energie Marie-Claire Cailletaud confirme d'ailleurs ce jeudi à RMC que plusieurs coupures d'électricité ont eu lieu à travers le pays et notamment dans les Yvelines. Des coupures ont aussi eu lieu à Lille, dans l'Essonne et en Seine-et-Marne. Sur Twitter, d'autres habitants de Meulan comme Yannick se sont également étonnés de ne pas trouver de courant ce jeudi matin.

L'auditeur de RMC est exaspéré par la situation qui s'ajoute aux difficultés pour trouver du carburant. 

"Je ne suis pas salarié, je suis indépendant. Si je ne travaille pas, je n'ai pas de revenu. On galère pour avoir du carburant. A la limite on peut pallier, prendre les transports mais demain qu'est-ce qu'il y aura? Comment on fait?", s'interroge-t-il.

Pour lui, l'action des grévistes est "égoïste". "La CGT ne me représente pas. Ils ne peuvent pas m'empêcher de travailler pour des idées à eux, pour leur petite tambouille à eux", déplore-t-il. Il espère désormais que le bras de fer autour de la loi Travail se termine bientôt: "Il faut que soit le gouvernement soit la CGT mette de l'eau dans son vin".

Carole Blanchard avec Anaïs Denet