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Assurance-chômage: faites-vous partie des grands perdants de la réforme?

Ce vendredi 1er novembre, entre en vigueur le premier volet de la réforme de l'assurance-chômage. Des changements, qui risquent de bénéficier à certains mais surtout, d’en pénaliser d’autres.

Durcissement des conditions d'éligibilité, dégressivité des allocations pour les cadres... Un "drame", une "tuerie" : les syndicats, même la CFDT, n'ont pas de mots assez durs pour qualifier cette réforme.

Selon l'étude d'impact de l'Unédic, 1,2 million des chômeurs actuels pourraient perdre des droits, et la moitié des futurs chômeurs vont faire les frais de ce durcissement des règles.

Un chômeur sur deux pénalisé

Premiers concernés par cette réforme: les nouveaux demandeurs d'emplois. A partir de ce vendredi, il faut travailler six mois sur les 24 derniers mois pour toucher l'allocation. Contre 4 mois sur 28 jusqu'ici. Cette réforme, touche 710.000 personnes. Et une étude de l'Unédic précise qu'un nouveau chômeur sur deux sera pénalisé par cette réforme.

Les cadres sont également concernés. Les allocations vont baisser de 30% au bout de six mois pour les salaires supérieurs à 4.500 euros bruts. Autre nouveauté, à partir de ce 1er novembre, certains démissionnaires pourront toucher l'allocation chômage.

Une économie de 3,4 milliards d'euros

Mais cette possibilité est très encadrée: il faut avoir travaillé au moins 5 ans pour la même entreprise, et présenter un projet professionnel. 30.000 personnes seraient concernées.

Pour le gouvernement, cette nouvelle mouture de l'assurance chômage est avant tout une source d'économies. Bercy mise sur 3,4 milliards d'euros en plus dans les caisses de l'Etat sur 3 ans. Le deuxième volet de la réforme entre en vigueur en avril 2020: la modification du calcul du salaire journalier de référence va aussi entraîner une baisse des allocations pour la moitié des nouveaux chômeurs.

Romain Cluzel (avec Caroline Petit)