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Factures de gaz, d’électricité… Le gouvernement veut vous permettre de choisir la date de votre prélèvement

INFORMATION RMC – Le gouvernement va demander à plusieurs grandes entreprise de permettre aux clients de choisir librement leur date de prélèvement.

Payer sa facture de gaz, de téléphone ou de mutuelle à la date de son choix... Selon nos informations le gouvernement va demander ce vendredi à plusieurs grandes entreprises de permettre aux clients de choisir librement leur date de prélèvement. 

Objectif: limiter les frais associés aux incidents de paiement. Parce que tout le monde n'est pas payé en début de mois et quand toutes les factures tombent, on peut facilement se retrouver dans le rouge et devoir payer des frais pour incidents de paiement.

Le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, va donc demander à plusieurs très grosses entreprises qu'il reçoit ce vendredi, comme Aviva, Axa, SFR, Bouygues Télécom, CNP assurances, EDF, Engie, la Maïf ou encore La Banque Postale, de permettre à leurs clients de choisir leur date de prélèvement.

Concrètement, les consommateurs pourront choisir au moment de la signature d'un contrat une date, la date la plus adaptée en fonction du versement de leurs revenus sur leurs comptes bancaires.

Pour l'instant une entreprise serait prête à passer le pas : Engie, car tout cela va se faire sur la base du volontariat. Aucune obligation pour les entreprises concernées, et ce ne sera pas forcément facile de les convaincre.

Ne plus facturer plusieurs fois un même rejet de prélèvement

Le gouvernement aimerait aussi que les banques ne puissent plus facturer à la plusieurs reprises des frais pour un même rejet de prélèvement. Même si aujourd'hui déjà, la loi interdit de prélever à plusieurs reprises des frais pour un même prélèvement rejeté.

Concrètement, vous n'avez pas payé votre facture EDF, vous êtes dans le rouge, la banque rejette le prélèvement, vous avez des frais pour incident de paiement. Quelques jours plus tard, EDF revient à la charge, vous avez de nouveau des frais.

Ça, c'est interdit sauf qu'aujourd'hui les banques n'ont aucun moyen de savoir qu'il s'agit de la même société émettrice et de la même facture. C'est donc au consommateur de demander le remboursement du trop-perçu et d'apporter la preuve qu'il s'agit bien de la même opération de paiement.

Le gouvernement donne jusqu'à novembre 2021 aux banques et aux entreprises concernées pour trouver une solution technique pour régler ce problème.

Vers une baisse des frais pour incidents bancaires?

Des frais qui concernent le plus souvent, les plus modestes. Si les entreprises et les banques jouent le jeu, cela va incontestablement dans le bon sens. Reste la question cruciale du coût de ces frais pour incident de paiement. Selon l'UFC Que Choisir, un consommateur sur quatre subit des frais d’incidents tous les ans, et cela rapporte aux banques plus de 6,5 milliards et demi d'euros chaque année. 

Marie Dupin