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Réforme des retraites: avant la mobilisation du 31 janvier, les initiatives locales se multiplient

Les différents syndicats nationaux appellent depuis mercredi à une multiplication des actions locales en marge du mouvement de grève intersyndical qui aura lieu le 31 janvier prochain dans toute la France. Reportage à Rouen, où un défilé aux flambeaux était organisé par plusieurs syndicats.

En attendant la grande mobilisation de mardi prochain, l'intersyndicale a appelé mercredi à "multiplier les actions" d'ici le 31 janvier, dans le cadre de la contestation qui s’amplifie contre la réforme des retraites.

La pression monte peu à peu avant cette date, et les actions locales pullulent sur le territoire. Les syndicats isérois appellent à un "rassemblement aux flambeaux" ce soir à Grenoble, tout comme à Fontenay-le-Comte en Vendée, à Brest, Nîmes, ou encore à Angoulême.

À Rouen, une intersyndicale (CGT, FO, UNSA) a défilé aux flambeaux dans les rues de la ville dès mercredi soir, afin de motiver et de convaincre les habitants de se joindre à eux le 31 janvier.

Dans la nuit tombante, on distinguait par centaines ces flambeaux qui brûlaient, brandis de manière symbolique par les participants à la marche. “C’est une lumière, on veille… Oui on est présent quoi!”, explique ce manifestant.

Les jeunes, plus difficiles à convaincre

Le cortège se voit de loin, et intrigue. Christophe, cheminot syndiqué, tend des tracts à tous les passants qu'ils rencontrent. “On ne veut pas travailler jusqu’à cet âge là”, lance-t-il aux badauds regardant le cortège passer. L’un d’eux, en réponse, ne promet rien, mais assure qu’il “fera tout pour venir” à la manifestation du 31 janvier.

Les plus difficiles à fédérer sont les jeunes. Certains refusent même les tracts distribués par les marcheurs composant le défilé aux flambeaux. Mais certains comme Therry, 22 ans, tendent l'oreille, admiratifs de la détermintation affichée par cette foule de près de 300 personnes.

Ces personnes “ne manifestent pas totalement pour elle” explique le jeune étudiant. “Cette réforme des retraites à 64 ans, c’est nous les jeunes qui allons nous la prendre en pleine gueule, c’est indéniable”, assume-t-il.

“Nous, en tant que jeune, on ne s’en rend pas compte. Mardi j’y serai sûrement, et ça serait gratifiant d’ailleurs d’aller voir la manifestation, d’aller voir ce qu’il s’y passe et d’essayer quand même de se faire entendre”, abonde l’étudiant de 22 ans.

D'ici là, les syndicats normands comptent organiser des opérations de tractages et des actions coups de poings, pour continuer de convaincre jusqu’aux derniers instants précédant la mobilisation du 31 janvier.

Alfred Aurenche, AL