RMC

Régimes spéciaux de retraite: "Il est temps que ça s’arrête!"

La réforme des retraites va-t-elle entraîner la fin des régimes spéciaux de retraite? Les partenaires sociaux vont poser la question tout au long de la semaine.

Cheminots, agents de la RATP, employés des industries électriques et gazières ou encore clercs et employés de notaires... Tous les employés de ces professions bénéficient de régimes de retraite spéciaux

Des régimes qui divisent certains remettant en cause l’équité de tels régimes. Alors que la réforme des retraites est à l’étude et les partenaires sociaux devraient d’ailleurs aborder cette thématique tout au long de la semaine. Jean-Yves, chauffeur de bus à la RATP, est soumis à ces régimes spéciaux, à 59 ans, la retraite lui tend les bras. Un privilège qu’il justifie.

"On travaille les week-end, les jours fériés, la nuit, jamais les mêmes horaires. Je suis content de partir, je commence à fatiguer un peu", confie-t-il.

Mais ces avantages font grincer des dents, Martine, cadre dans le privé depuis 25 ans ne comprend plus de tels traitements. "Il est temps que ça s’arrête. Je fais des 70 heures par semaine, je suis souvent en déplacement. C’est épuisant, mais je prendrais ma retraite à 62, 63 ans comme tout le monde", affirme-t-elle.

Vers une harmonisation?

Des avantages qui coûtent cher, d'après Agnès Verdier Molinié économiste libérale et fondatrice de l'IFRAP.

"On ne sait plus comment financer nos dépenses publiques. On est obligé de remettre au pot tous les ans de l’ordre de 3,5 milliards rien que pour financer le système de pension de la SNCF. Harmoniser ces âges de départs est donc absolument nécessaire", explique l’économiste.

Les propositions qui suivront ces concertations seront connues au printemps prochain.

Alfred Aurenche avec Guillaume Descours