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Se rafraîchir grâce au soleil, le pari menacé d'une entreprise des Alpes-Maritimes

Pour tenter de produire de l'air frais de la manière la plus écologique possible, une start-up veut transformer la chaleur du soleil en climatisation.

Produire du froid grâce à l’énergie solaire, tout en respectant l’environnement, c'est le pari d’Helioclim, une start-up basée à Mandelieu-la-Napoule dans les Alpes-Maritimes.

Depuis 8 ans, ces anciens ingénieurs de Thalès qui ont monté leur entreprise, travaillent sur des technologies propres et uniques au monde permettant de convertir l’énergie du soleil en chaleur, mais aussi en climatisation. Une solution 2 en 1, sans émission de CO2, avec la promesse d’un rendement rapide, alors que la climatisation traditionnelle est décriée pour son impact environnemental.

"On peut descendre jusqu’à moins 30 degrés"

De loin, le capteur solaire ressemble à un long panneau photovoltaïque incurvé, mais il ne produit pas d’électricité. Il utilise la chaleur thermique, explique Charles Daniel, l’un des fondateurs d’Helioclim: "La chaleur à haute température ressort d’un capteur et se transforme à plus basse température d’un côté et en froid de l’autre. On peut descendre jusqu’à moins 30 degrés".

En verre, fibre de verre et acier, cette technologie nécessite moins d’énergie pour être conçu, mais elle n’est pas destinée à des particuliers: "Ce sont plutôt des systèmes de tailles importante qui s’adressent à des collectivités, des complexes hôteliers, des piscines publiques ou des logements collectifs", explique-t-il.

"Manque de motivation des investisseurs"

Helioclim a livré 5 installation de capteurs dont une au ministère de la défense. Sa machine climatiseur est en test, mais tout cela pourrait s’arrêter : "On est en colère par rapport à ce manque de motivation d’investisseurs et de politique publique. Notre entreprise pourrait disparaître dans les semaines à venir si aucun soutien ne nous est apporté", déplore Rachel Gillot, l’une des ingénieurs.

D’après les ingénieurs, cette technologie pourrait être rentabilisée grâce aux économies d’énergie en six/ sept ans.

Kelly Vargin (avec Guillaume Dussourt)